LA FIN DE LA SOLITUDE

 Quatrième de couverture :

solitude 00« Je suis entré dans le jardin et j’ai fait un signe de tête à mon frère. J’ai pensé : une enfance difficile est comme un ennemi invisible. On ne sait jamais quand il se retournera contre vous. »


Liz, Marty et Jules sont inséparables. Jusqu’au jour où ils perdent leurs parents dans un tragique accident de voiture dans le sud de la France. Placés dans le même pensionnat, ils deviennent vite des étrangers les uns pour les autres, s’enfermant chacun dans une forme de solitude. Jules est le plus solitaire des trois lorsqu’il rencontre Alva, qui devient sa seule amie. Son obsession. Vingt ans plus tard, Jules se réveille d’un coma de quelques jours. À la lisière de l’inconscient, il se souvient.

 

 

 

 

L'auteur : Benedict WELLS

solitude 01Nationalité : Allemagne, né à Munich en 1984.

A l’âge de 6 ans il commença son parcours dans trois internats bavarois. Après son diplôme en 2003, il emménagea à Berlin. C’est là qu’il décida de se consacrer à l’écriture plutôt qu’à des études universitaires.

A 24 ans, Benedict Wells publie le premier roman qu’il a commencé d’écrire à 16 ans, « Becks, l’été dernier ». La presse est unanime, il reçoit le prestigieux Prix des Arts et de la Culture. Son troisième roman Fast genial a acquis une grande notoriété et s’est retrouvé au classement des meilleures ventes pendant plusieurs mois.
Son quatrième roman, La Fin de la solitude, a été couronné par le « Prix de Littérature de l’Union Européenne » et par le « Prix littéraire des lycéens de l’Euregio », il est resté en tête du palmarès des ventes du Spiegel pendant de nombreuses semaines.

 

Mon avis :

 

Un roman qui se lit facilement et qui se dépose difficilement. Ce jeune auteur fait preuve d’une grande maturité, il nous donne un récit d’une grande sensibilité, un récit qui tient bien la route, où tout est parfaitement contrôlé.

Une histoire touchante écrite dans un style simple mais efficace, des personnages bien développés, et des thèmes sérieux tels que la mort, la maladie, le souvenir, la solitude, la recherche de soi, l’importance des liens familiaux, la double personnalité et l’amour. Sans jamais tomber dans le mélo, l’auteur livre un récit touchant, émouvant et mélancolique qui arrachera quelques larmes aux plus sensibles.
Un bon moment de lecture.

En marge du livre : Liens fraternels : une alchimie mystérieuse

 


Comment se nouent ou se dénouent des liens au sein d’une fratrie ?

Comment trouver sa place au sein d’une fratrie ?

Comment se développer en tant qu’individu au sein du « groupe » familial ?

Comment affirmer sa singularité dans cet ensemble ?
Pas toujours simple comme en témoignent de nombreux contes, mythes, romans, témoignages, films… Je pense par exemple au film Les garçons et Guillaume, à table !
Les essais sur l’importance de la place au sein de la fratrie sont nombreux : être l’aîné, être le petit dernier, être celui du milieu…Etre la seule fille au milieu d’une fratrie de garçons, ou l’inverse. Avoir un frère ou une soeur jumelle. Les avantages et les inconvénients de chacune de ces situations ont été souvent analysées, discutées, débattues.


Ou encore, est-ce plus facile ou plus difficile dans les fratries paires ou impaires ?
Les aînés vous disent fréquemment que les cadets bénéficient d’une éducation moins stricte, moins exigeante, ceux du milieu vous disent que c’est la mauvaise place, les petits derniers que ce n’est pas toujours si facile d’être chouchoutés, voire surprotégés…
Etre considéré comment le chouchou, se considérer comme le souffre-douleur…(relire Poil de Carotte, Vipère au poing, Les Noces barbares, etc.).


La place dans la fratrie et au sein de la famille est rarement anodine. Elle contribue à façonner la personnalité et laisse parfois des traces indélébiles, voire douloureuses qui bien souvent resurgissent à l’âge adulte.
La suite : http://www.en-aparte.com/2017/11/05/liens-fraternels-une-alchimie-mysterieuse/

 

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LA VOLEUSE DE LIVRES

 Quatrième de couverture :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret…Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : La voleuse de livres

 

 


L'auteur : Markus ZUSAK


Nationalité : Australie né à  Sydney , le 23/06/1975;
Markus Zusak est un auteur australien de romans jeunesse. Il est le plus jeune des quatre enfants d’un père autrichien et d’une mère allemande. En 1998 paraît son premier livre et son premier succès « The Underdog », acclamé en Australie, publié en Europe, aux États-Unis et traduit dans de nombreuses langues.

En 2002, a paru de « The Messenger » (Le Messager) qui remporte le 2003 CBC Book Of the Year Award et le 2003 NSW Premier’s Literary Award.


« La voleuse de livres » (The Book Thief) a été publié en septembre 2005 en Australie. Il figure depuis son lancement sur les listes des meilleures ventes en France, en mars 2007, et a reçu le Prix national du livre juif de la littérature jeunesse. Son adaptation cinématographique est sorti sur les écrans en 2013, réalisé par Brian Percival avec Geoffrey Rush, Emily Watson et Sophie Nélisse. Il vit avec sa famille à Sydney où il écrit et enseigne l’anglais à l’Université de Sydney.


Mon avis :

Tout d’abord, je mettrai en évidence l’originalité du roman, en effet la narratrice est La Mort elle-même. La construction du récit est elle même atypique, il est entrecoupé de remarques, d’explications des propos de La Mort, de dessins et d’histoires.
La Mort, narratrice et humanisée, je dirai même attachante, elle se présente au début du roman : « En toute bonne foi, j’essaie d’aborder ce sujet avec entrain, même si la plupart des gens ont du mal à me croire, malgré mes protestations. Faites moi confiance. Je peux vraiment être enjouée. Je peux être aimable. Affable. Agréable. Et nous n’en sommes qu’aux « A ». Mais ne me demandez pas d’être gentille. La gentillesse n’a rien à voir avec moi. »


Une structure originale pour ce roman que je qualifierai de « tout publics », adolescents et adultes devraient y trouver leur contentement.
Une histoire émouvante, sensible et poétique, le contexte, c’est l’Allemagne nazie, ce sont les juifs pourchassés, un récit plein d’humanité, touchant. Les personnages sont très attachants, très typés, on s’y attache vraiment. La petite héroïne qui a été placée à l’abri par sa mère dans une famille allemande a vu mourir son frère pendant le trajet. Sa mère adoptive est un sacré caractère, grossière et injurieuse, son mari est un brave homme, avec Max, un juif caché dans la cave, elle va apprendre à lire et à aimer les livres qui sont introuvables. Une très bon moment de lecture.


En marge du livre : Le film


La Voleuse de livres est peut-être le premier film commenté en voix off par la Mort elle-même. Il faut dire qu’elle a de quoi faire dans cette adaptation d’un roman qui raconte, au fil d’un hiver dans l’Allemagne nazie, le parcours spirituel d’une orpheline analphabète vendue à un couple sans enfants (Geoffrey Rush et Emily Watson, très bien). Présenté de cette manière, ça peut paraître un brin sinistre, mais avec de la bonne volonté, un esprit optimiste y verra une apologie de la lecture comme source d’évasion et de connaissance dans un contexte terrible.


Distribution:

Geoffrey Rush (V. F. : Patrick Floersheim ; V. Q. : Denis Mercier) : Hans Hubermann, père adoptif de Liesel
Emily Watson (V. F. : Isabelle Gardien ; V. Q. : Lisette Dufour) : Rosa Hubermann, épouse de Hans, mère adoptive de Liesel
Sophie Nélisse (V. F. : Orphée Silard ; V. Q. : Elle-même) : Liesel « saumensch » Meminger, fille adoptive de Hans et Rosa
Ben Schnetzer (V. F. : Félicien Juttner ; V. Q. : Xavier Dolan) : Max Vandenburg, juif clandestin caché chez les Hubermann
Roger Allam (V. F. : Christian Gonon ; V. Q. : Guy Nadon) : le narrateur (la mort)
Barbara Auer (V. F. : Hélène Arié) : Ilsa Hermann, épouse du maire
Carina N. Wiese (V. F. : Natacha Muller) : Barbara Steiner, mère de Rudy