CHURCHILL M’A MENTI

 Quatrième de couverture :

Churchill 01C’est une histoire vraie et oubliée. Celle de l’île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard.
Comment vont survivre les habitants de l’île livrés à l’ennemi ?
Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l’Europe de l’Ouest ?
Des centaines de Français y seront déportés.
Pourquoi Churchill n’en a-t-il jamais parlé ?
Ces années de lutte, Caroline Grimm les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n’ont eu d’autre choix que de collaborer avec l’ennemi ou de résister. Un roman passionnant et bouleversant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

L'auteur : Caroline GRIMM 

Churchill 02Nationalité : France, née le : 08/06/1964
Réalisatrice, productrice, actrice, et écrivaine française
Elle est la fille de l’actrice Sophie Grimaldi.
En 1986, Caroline Grimm commence sa carrière dans la chanson, avec la sortie de son tube La Vie sans toi. Disque d’or. Reste plus d’un an au Top 50.
Entre-temps, parallèlement à des études de littérature, Caroline Grimm a tourné pour le cinéma et la télévision.

Elle poursuit son activité de comédienne : elle incarne Makren dans Pasodoble (1988), elle tourne dans Pacific Palisades (1990) dans le rôle de Marion. En 1992, elle joue Léone dans le film Prêcheur en eau trouble de Georges Lautner, avec Claude Brasseur. En 1994, elle tourne Les Filles du Lido avec Line Renaud et Francis Huster. En 1997, elle tourne dans un épisode des Bœuf-carottes intitulé La Manière forte, où elle interprète le rôle de Sandrine.


Caroline Grimm a l’idée d’une émission de lectures en musique des grands textes de la littérature érotique. Elle produit et présente sur France Inter toutes les nuits en direct, pendant quatre étés, une émission intitulée La Nuit Caroline de 1996 à 2000.
Au début de l’année 2000, elle sort un livre érotique intitulé « La Nuit Caroline », en référence à l’émission de radio qu’elle a animée.
En 2009, Caroline Grimm publie une biographie d’Olympe de Gouges, première féministe de l’histoire, intitulée « Moi, Olympe de Gouges ».

 

Mon avis :

un très bon roman historique sur des évènements quelque peu méconnus de la guerre 40-45, l’occupation des îles anglo-normandes démilitarisées par Churchill et envahies par les nazis. C’est un roman sur la souffrance de ces iliens véritablement abandonnés, les persécutions de juifs et demi-juifs, les déportations vers le camp de concentration d’Aurigny.
Un roman vraiment intéressant et qui plus est bien structuré et bien écrit dans un style simple et imagé. L’émotion va crescendo, les personnages sont attachants, une histoire à laquelle on ne reste pas insensible. Une très belle découverte.

 

En marge du livre :
Iles anglo-normandes: un camp de concentration à Aurigny entre 1941 et 1944. 

Vingt sept nationalités étaient représentées dans quatre camps éparpillés sur l’Ile entre 1941 et 1944. Des russes, des ukrainiens, des républicains espagnols, des français, 3 chinois et des « notables » juifs souvent mariés à des non juives. Près de 5000 prisonniers auront été détenus à Aurigny dans des conditions de vie très dures.

On sait peu de choses sur ce qui s’est réellement passé sur l’île pendant cette période sombre de l’occupation allemande. Seul le camp de Norderney commandé par des nazis a obtenu la reconnaissance tardive et la dénomination de camp de concentration.
Tous les 5 ans, aux alentours du 20 mai, quelques rescapés continuent de commémorer la mémoire de leurs camarades disparus sur l’île anglo-normande d’Aurigny.

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CE QU’ILS N’ONT PAS PU NOUS PRENDRE

 Quatrième de couverture : 

Lituanie 00Une nuit de juin 1941, Lina Vilkas, une jeune lituanienne de quinze ans, est arrêtée par la police secrète du régime stalinien.
Avec sa mère et son petit frère, Jonas, ils sont déportés en Sibérie. Là, logés dans des huttes, sous-alimentés, brutalisés et harcelés par les Soviets, Lina et les siens tiennent bon. Soutenue par une mère exemplaire, et par sa volonté de témoigner de cet enfer blanc à travers ses dessins et ses écrits, elle tente de survivre au froid, à la maladie, à l’humiliation, et au travail éreintant de la terre. Dans le camp, Andrius, un jeune déporté de dix-sept ans, affiche la même combativité qu’elle…

 

 

L'auteur : Ruta SEPETYS

Lituanie 01Nationalité : États-Unis Née à : Detroit, Michigan , le 19/11/1967
Ruta Sepetys est née, dans une famille d’artistes, d’intellectuels et de musiciens. Son père réfugié lituanien, officier menacé de mort par Staline, a été emprisonné 8 ans dans un goulag.. Elle étudie la finance internationale au Hillsdale College et vit quelque temps en Europe. Puis elle part pour Los Angeles afin de travailler dans l’industrie de la musique.

« Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » (Between Shades of Gray, 2011), son premier roman est moult fois primé (Prix Lire 2011, Prix des Incorruptibles 2014, …). Son 3eme roman « Le sel de nos larmes » est inspiré de l’histoire de la cousine de son père qui a échappé au naufrage du Gustloff.

 

Mon avis : 

Un roman catalogué « littérature jeunesse » mais qui s’adresse autant aux petits qu’aux grands, un roman a mettre dans toutes les mains, il faut le lire et le faire lire. C’est la seconde guerre mondiale et l’invasion des pays baltes par les soviétiques, des pays pris en tenailles entre la peste et le choléra, entre Staline et Hitler.

C’est la déportation de milliers de Lituaniens dans des wagons à bestiaux vers les camps de travail. L’auteur s’est basée sur des témoignages de rescapés de ces terribles camps sibériens. Cela donne un récit éprouvant par la dureté des faits présentés, un récit bouleversant, émouvant et poignant. C’est une jeune héroïne de 15 ans qui relate les évènements avec ses yeux d’adolescentes.

C’est le livre de la volonté, du courage, de l’optimisme, de la rage de vivre et de la révolte. L’auteur parsème son récit de brefs retours au passé, des retours aux jours heureux de cette famille lituanienne qui survit dans l’espoir de se retrouver, de les retrouver. Si les personnages principaux sont attachants, les personnages secondaires sont aussi bien typés, la grincheuse, le pessimiste acariâtre, le rabâcheur, etc. qui ressentent chacun à leur façon la terrible épreuve auxquels ils sont soumis.

Un livre témoignage sur un aspect assez méconnu de la deuxième mondiale, un très bon roman.

 


En marge du livre : La Présidente : « Le film « Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » 
témoignera dans le monde entier la vérité de la Lituanie »

Lituanie 10
05/04/2018 Jeudi 5 avril (Washington). Lors de sa visite officielle aux Etats-Unis d’Amérique, la Présidente de la République de Lituanie Dalia Grybauskaitė a participé au Capitole à la présentation du film « Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » (« Ashes in the snow »).


Ce film, qui sortira en salles en octobre prochain, est une adaptation du livre de Rūta Šepetys « Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre ». Le livre et le film racontent l’histoire d’une adolescente déportée en Sibérie qui lutte dans un camp de travail au-delà du cercle polaire pour la survie et pour les valeurs humaines.
Selon la Présidente, c’est une histoire vraie sur le destin de notre pays, les déportations, la souffrance et une lutte inconditionnelle pour la liberté. Ce film sera également projeté dans les pays occidentaux, ce qui veut dire que nous témoignerons la vérité dans le monde entier sur la résistance et la survie de la Nation malgré les plus grands efforts de la détruire.


Il est symbolique que la présentation du film a eu lieu aux Etats-Unis, le pays qui n’a jamais reconnu l’occupation de la Lituanie. Selon la Présidente, ce film permettra aux Américains de mieux comprendre les pays baltes ainsi que l’importance que nous accordons à la liberté et l’indépendance. Ce sera également la meilleure preuve que les Etats-Unis ont toujours eu raison de soutenir la Lituanie.

Lors de la présentation du film, la Présidente a rencontré l’auteure du livre et la productrice exécutive du film Rūta Šepetys, le réalisateur Marius A. Markevičius, un Lituanien résidant aux Etats-Unis. Le président du groupe parlementaire de la Baltique au sein de la Chambre des représentants du Congrès des Etats-Unis John Shimkus et les représentants du corps diplomatique ont également assisté à la présentation du film.
Le livre « Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » est traduit en 27 langues, il est devenu aux Etats-Unis un bestseller du New York Times et fait partie de la liste des œuvres littéraires au programme scolaire de ce pays.

Le Service de presse du Président

 

LA RUSSIE SELON POUTINE

Quatrième de couverture :

Russe 00 » Pourquoi je n’aime pas Poutine ?  » s’interroge Anna Politkovskaïa. La réponse est simple et nette :  » Parce qu’il n’aime pas son peuple !  » Parce qu’il se comporte dans la plus pure tradition du KGB dont il est issu, avec un cynisme inégalable.
A travers une succession de récits et de rencontres, en reprenant des dossiers tels que ceux des criminels de guerre, des  » petits arrangements  » qui lient mafia, police et justice, ou des tragédies de prises d’otages à Moscou ou à Beslan, la journaliste dresse un portrait douloureux de ses concitoyens et de son pays. Au fil des pages, c’est l’inhumanité du régime russe et de son premier dirigeant qui transpire.  » Nous ne sommes rien, alors qu’il est tsar ou Dieu. « 

 

 

 

 

 

L'auteur : Anna POLITKOVSKAÏA


Russe 01Nationalité : Russie, née à : New York, États-Unis , le 30/08/1958
Mort(e) à : Moscou , le 07/10/2006
Anna Stepanovna Politkovskaïa (russe : Анна Степановна Политковская), née Mazépa (russe : Мазепа) est fille de diplomates. Son père, Stepan Mazepa, travaillait à la mission de la RSS d’Ukraine auprès de l’ONU.
Après des études de journalisme à Moscou qu’elle termine en 1980, elle commence sa carrière au journal Izvestia. Depuis juin 1999, elle écrivait des articles pour le journal en ligne Novaïa Gazeta.
Elle s’est rendue à nombreuses reprises dans les zones de combats en Tchétchénie et dans des camps de réfugiés au Daghestan, puis en Ingouchie. À ce titre, Anna Politkovskaïa a été plusieurs fois primée en Russie, et par le Pen Club International, en 2002.

Elle a reçu au Danemark, en février 2003, le prix du Journalisme et de la Démocratie, décerné par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
En octobre 2002, au péril de sa vie, Anna Politkovskaïa a accepté de servir de négociatrice lors d’une prise d’otages dans un théâtre de Moscou, qui s’est terminée de manière dramatique.
Régulièrement menacée, elle a subi une tentative d’empoisonnement en 2004, alors qu’elle se rendait dans le Caucase pour intervenir auprès de terroristes lors d’une prise d’otages dans une école maternelle.

Le 7 octobre 2006, Anna Politkovskaïa était assassinée par balle dans le hall de son immeuble à Moscou. Dix ans après, l’enquête n’a toujours pas déterminé qui était le commanditaire.

 

Mon avis : 

A la page 339 du livre, l’auteure nous dit ceci : « Je me suis souvent interrogée sur les raisons de l’aversion que j’éprouve à l’encontre de Vladimir Poutine. Qu’y a t-il chez cet homme que je déteste au point de lui consacrer tout un livre ? »
Russe 02A partir de là, on peut se demander si c’est avec toute l’objectivité voulue qu’elle nous livre son témoignage. Je m’attendais à une analyse de la manière de gouverner la Russie par Poutine, ses idées, ses réussites, ses échecs, etc. on est loin du compte.
En réalité ce livre n’est qu’une collection de faits, souvent tragiques ou cruels, le plus souvent dans le cadre du conflit Tchétchène. Les procès des criminels de guerre qui n’aboutissent presque jamais à une condamnation. De là à dire que c’est la Russie de Poutine, il y a une marge. Les choses ont certainement beaucoup changé depuis cette époque.
En finalité, un livre qui n’a que peu d’intérêt.

 

En marge du livre : Boudanov condamné pour l'exemple. 
Par  Jacques BARZAN   
Dix ans de prison pour le colonel russe qui avait tué une Tchétchène.

 

Pour la première fois depuis le début de la deuxième guerre de Tchétchénie, et après presque quatre ans d’atrocités et de totale impunité pour les troupes de Moscou, la justice russe a, dans une décision inédite, condamné un officier supérieur pour avoir tué une civile tchétchène. Reconnu coupable par un tribunal militaire de l’enlèvement et du meurtre, en mars 2000, d’une jeune fille de 18 ans, Elsa Koungaieva, le colonel Iouri Boudanov, 40 ans, a été puni de dix ans de prison.
Victoire. «J’ai du mal à réaliser que c’est enfin arrivé», avoue Tatiana Lokachina, la directrice du Groupe Moscou-Helsinki, une association de défense des droits de l’homme qui a assisté l’avocat de la famille de la victime. «C’est une grande victoire, car, si Boudanov n’avait pas été condamné, cela aurait été un signal pour l’armée qu’elle pouvait continuer à faire n’importe quoi.»


Le procès de Boudanov, qui avait reconnu avoir tué la jeune fille, était devenu le symbole par excellence de l’impunité de l’armée dans la «sale guerre» qu’elle mène depuis octobre 1999 contre les indépendantistes tchétchènes. Une guerre qui, selon une autre organisation russe de défense des droits de l’homme, Memorial, aurait fait quelque 20 000 victimes civiles, dans l’indifférence quasi générale. Rapidement après le meurtre et l’arrestation du colonel, les milieux nationalistes et une bonne partie des militaires se mobilisent en sa faveur. Résultat, un premier tribunal l’acquitte en décembre dernier sur la foi d’«expertises psychiatriques». Mais, devant l’émoi des militants des droits de l’homme en Russie et à l’étranger, la Cour suprême ordonne un nouveau procès.


Cache-sexe. La condamnation de Boudanov risque avant tout de servir de cache-sexe pour l’opinion internationale, alors que les exactions se poursuivent quotidiennement sur le terrain, estime Svetlana Gannouchkina, de Memorial. «Il y a eu des milliers de civils tués, et la justice n’a enquêté que dans 41 cas», rappelle-t-elle.

MARTIN EDEN

 Quatrième de couverture : 

Martin 01Martin Eden, un marin de vingt ans issu des quartiers pauvres d’Oakland, décide de se cultiver pour faire la conquête d’une jeune bourgeoise. Il se met à écrire, et devient un auteur à succès. Mais l’embourgeoisement ne lui réussit pas…

Désabusé, il part pour les îles du Pacifique. Ce magnifique roman paru en 1909, le plus riche et le plus personnel de l’auteur, raconte la découverte d’une vocation, entre exaltation et mélancolie. Car la réussite de l’œuvre met en péril l’identité de l’écrivain. Comment survivre à la gloire, et l’unir à l’amour, sans se perdre soi-même? Telle est la quête de Martin Eden, le marin qui désire éperdument la littérature.

 

 

 

 

L'auteur : Jack LONDON

Martin 03Nationalité : États-Unis, né à : San Francisco , le 12/01/1876, mort à : Glen Allen (Californie) , le 22/11/1916
Jack London, de son vrai nom John Griffith Chaney, est un écrivain américain, auteur de romans et nouvelles d’aventures, de récits autobiographiques et d’essais. Il fut un des premiers Américains à faire fortune dans la littérature.
Sa mère, Flora Wellman, abandonnée par son amant qui ne voulait pas d’enfant, tente de se suicider. Quelques mois après, elle épouse John London, un veuf, père de deux enfants. Plus tard, pour le distinguer de ce père, on appellera l’enfant Jack.
Flora est spirite et donne des leçons de piano. Jack exerce de nombreux petits boulots, tels pilleur d’huîtres, travaille dans la patrouille de pêche, fréquente les voyous du port d’Oakland, découvre l’alcool.
Jack s’embarque sur le Sophie Sutherland pour aller chasser le phoque au large des côtes du Japon qui l’inspirera pour l’écriture de son premier récit, Un typhon au large du Japon. Ensuite, il suit les vagabonds le long des voies de chemin de fer et participe à la marche des chômeurs sur Washington. Il est emprisonné à Niagara Falls pour vagabondage. Il devient socialiste et lit beaucoup Nietzsche, Darwin, Spencer.
En 1897, il participe à la ruée vers l’or du Klondike. Il attrape le scorbut et est rapatrié en 98. Ses expériences alimentent son inspiration. Il publie sa première nouvelle sur le Grand Nord, « A l’homme sur la piste. » Le recueil « Le fils du loup » est un succès. Il se marie et sera le père de deux filles.
Après trois mois à Londres, il écrit « Le Peuple d’en bas ». En 1903, son livre »L’Appel de la forêt » fut vendu à six millions d’exemplaires, devenant un grand succès. En 1904, « Croc-Blanc » est publié et connaît un lui aussi un grand succès.
Il se fait construire un bateau le Snark et entame un tour du monde qui prend fin en Australie, où il doit se faire soigner pour des maladies tropicales. Il écrit « Martin Eden », roman d’inspiration autobiographique et considéré comme son chef-d’œuvre.
En 1909, il est de retour en Californie et entreprend par la suite, un voyage autour du Cap Horn. « John Barleycom », son autobiographie d’alcoolique est publié. En 1911, il publie « Le Mexicain ». En 1913, il publie des mémoires, « John Barleycorn, le Cabaret de la dernière chance » où il raconte sa lutte contre l’alcoolisme.
En 1916, il démissionne du Parti Socialiste qu’il trouve trop tiède. Atteint d’urémie, maladie dont il souffrait depuis son voyage dans le Pacifique, il meurt d’un empoisonnement du sang. Il était également atteint de dysenterie.

 

Mon avis : 

Après les deux grosses déceptions des best-sellers de Jessie Burton et de Lisa Jewell dont j’ai parlé récemment, romans dont je trouvais les sujets futiles et sans intérêts, qui plus est ni passionnants, ni bien écrits, il me fallait un roman pour me réconcilier avec la lecture.
Au diable la littérature moderne, je me plonge dans un classique. Mon choix s’est porté sur Jack London, non pas sur « Croc blanc », ni sur « L’appel de la forêt », les romans les plus connus de l’auteur mais bien sur « Martin Eden » qui est sans doute le chef d’œuvre de sa vie. Un roman semi autobiographique écrit en 1909 et qui n’a pas pris une ride, ni dans le style, ni dans les thèmes abordés, à la fois un roman d’amour, une critique acide de la société américaine, un thriller psychologique et un roman d’initiation.

Martin 02

Martin Eden, c’est le jeune homme issu de la classe ouvrière qui par amour se cultive et décide de réussir dans la littérature pour que la jeune bourgeoise qu’il aime l’accepte.
L’écriture de Jack London est sublime, quel régal, elle rend captivante le parcours du héros. L’analyse de la société américaine, de la bourgeoisie, des milieux universitaires et littéraires est savoureuse, l’analyse des caractères des protagonistes est brillante.
L’auteur illustre ce parcours initiatique en se référant à Nietzsche, au surhomme, aux idées de Spencer, au socialisme et à l’individualisme.
Une belle satire de la bourgeoisie, une image forte de la classe ouvrière, c’est cynique et impitoyable. Quant au final, il est à l’image du récit, sublime.
Un roman très fort, inoubliable et qui situe bien le fossé entre la littérature de très grande qualité et les pauvres publications actuelles.
Un très bon moment de lecture, n’hésitez pas, plongez-vous dans « Martin Eden ».

 

Extrait : 

Le lendemain matin, le rose de ses rêves à peine dissipé, il se retrouva dans les vapeurs de la lessive chargées des odeurs de savon et du linge sale, qu’accompagnait le tintamarre de l’humanité souffrante. En sortant de sa chambre, il entendit un bruit d’eau qui clapote, une vive exclamation et une claque retentissante au moment où sa sœur faisait retomber son exaspération sur l’un ou l’autre spécimen de sa nombreuse couvée. Les hurlements de l’enfant le transpercèrent comme un couteau. Tout cela – il le sentait fortement – était répugnant, sordide jusqu’à l’air qu’il respirait… Et quelle différence, songeait-il, avec la beauté et le calme de la maison où vivait Ruth… Là-bas, c’était le règne de l’esprit; ici, celui de la matière, la sordide matière.
« Approche, Alfred », lança t-il à l’enfant qui pleurait, et il plongea la main dans la poche de son pantalon, où son argent menait une vie de patachon, comme lui-même menait la sienne. Il mit une pièce de vingt cinq cents dans la main du garçon et le prit dans ses bras pour le réconforter. « Cours acheter des bonbons et n’oublie pas d’en donner à tes frères et sœurs. Et veille à choisir ceux qui durent le plus longtemps. »
Sa sœur penchée sur la lessiveuse, leva vers lui un visage congestionné et le regarda.
« Une pièce de cinq cents aurait suffi, dit-elle. Je te reconnais bien là… Aucune idée de la valeur de l’argent. Le petit va se rendre malade.
– C’est bien comme ça, sœurette, répondit-il joyeusement. Mon argent est bien placé. Si t’étais pas aussi occupée, je te ferais la bise. »

 

Martin Eden en BD


Le plus personnel des ouvrages de Jack London enfin adapté en bande dessinée ! Un roman (auto-bio) graphique puissant brillamment dépeint par le duo rôdé Lapière-Samama. Ce qu’on en pense sur la planète BD :


Martin Eden, c’est Jack London. Jack London, c’est Martin Eden. L’auteur de Croc-Blanc et de l’Appel de la forêt ressemble comme deux gouttes d’eau à son héros. Il a connu une vie misérable faite d’aventures extraordinaires (chasseur de phoques en Sibérie, chercheur d’or au Klondike). Il est un autodidacte passionné de littérature. Bien que largement inspiré de sa vie, le roman dénonce l’individualisme de la société et sa propension à ne pas voir en chacun ce qu’il pourrait devenir. Denis Lapière restitue parfaitement l’atmosphère si particulière de ce roman, qui fut mal compris à l’époque. Il délivre les mots de London avec subtilité et élégance pour mieux nous plonger dans le monde de Martin Eden. Cet aventurier fait rêver une femme bourgeoise et instruite. Ruth aime son côté aventurier et insaisissable. Martin réduit la distance qui les sépare en choisissant d’assouvir sa passion pour la littérature. Cela sera-t-il suffisant ? Martin Eden dépeint également une société figée qui a dû mal à faire bouger l’ordre établi, alors qu’elle est en pleine mutation économique et sociale. Graphiquement aussi, c’est une réussite sur tous les tableaux. Le trait pictural d’Aude Samama apporte de la douceur et du caractère à ces mots. Ses couleurs à la gouache donnent de l’épaisseur au récit. (Re)découvrez cette adaptation, vous ne serez pas déçus du voyage…

MINIATURISTE

 Quatrième de couverture :

Miniaturiste 00Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son petit village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, il est l’un des marchands les plus en vue de la ville. Il vit dans une opulente demeure au bord du canal, entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. En guise de cadeau de mariage, Johannes offre à son épouse une maison de poupée, représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de lever peu à peu le voile sur les mystères de la maison des Brandt, faisant tomber les masques de ceux qui l’habitent et mettant au jour de dangereux secrets.


S’inspirant d’une maison de poupée d’époque exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam, Jessie Burton livre ici un premier roman qui restitue avec précision l’ambiance de la ville à la fin du XVIIe siècle. Au sein de ce monde hostile, où le pouvoir des guildes le dispute à l’intransigeance religieuse et à la rigueur morale, la jeune Nella apparaît comme une figure féminine résolument moderne. Œuvre richement documentée et conte fantastique, Miniaturiste est un récit haletant et puissant sur la force du destin et la capacité de chacun à déterminer sa propre existence.

 

L'auteur : Jessie BURTON 

Miniaturiste 01Nationalité : Royaume-Uni née à : Londres , 1982
Jessie Burton est une auteure et actrice anglaise.
Après des études à la Central School of Speech and Drama et à l’université d’Oxford, elle devient comédienne pour le théâtre et la télévision.
Jessie Burton a joué au National Theatre de Londres dans « The Hour We Knew Nothing of Each Other » (L’Heure où nous ne savions rien l’un de l’autre) de l’auteur allemand Peter Handke.


Depuis 2015, elle est la plus connue au niveau international pour son premier roman « Miniaturiste » (The Miniaturist, 2014) qui a obtenu de nombreux prix dont le Specsavers National Book Awards : Nouvel écrivain de l’année et le Specsavers National Book Awards : Livre de l’année.
Son second roman, « Les filles au lion » (The Muse) a été publié en 2016.
« Miniaturiste » a été adapté en mini-série en deux épisodes par la BBC en 2017.

 

Mon avis :

Voilà un roman qui est plébiscité sur un site de critiques par 80% des lecteurs, qui est un best-seller avec plus de 400.000 exemplaires écoulés, qui est traduit en 34 langues, qui a été primé plusieurs fois, qui a été adapté au cinéma, et qui pourtant ne m’a pas du tout convaincu.
Tout était réuni pour un bon moment de lecture, une trame historique « richement documentée », un « récit haletant », pourquoi n’ai je pas accroché ?
Je n’ai pas été convaincu par le style qui m’est apparu d’abord simple et ensuite lourd. Je n’ai pas été convaincu par la trame historique qui ne m’a semblé qu’un prétexte pour broder une histoire sans intérêt. Et de la société amstellodamoise de l’époque, je n’ai pas appris grand chose, l’histoire est un semblant de huis clos, Amsterdam se résume à un canal et deux rues.
L’auteur a ajouté un côté fantastique à son récit qui n’a rien à voir dans le contexte historique, et qui plus est ne sera jamais expliqué. J’ai dû passer à côté de quelque chose, une vraie déception.

 

En marge du livre : 

Petronella Oortman (1656-1716) est une Néerlandaise, dont la maison de poupée, minutieusement aménagée, fait partie de la collection permanente du Rijksmuseum à Amsterdam.

Petronella Oortman est la riche veuve d’un marchand de soie, Johannes Brandt, avec qui elle vécut dans la Warmoesstraat à Amsterdam . Comme les autres femmes riches d’Amsterdam , elle a construit une maison de poupée dont elle a aménagé, entre 1686 et 1710, la décoration avec des matériaux et des miniatures coûteux. À cette époque, les gentilshommes possèdent souvent des « cabinets de curiosités » où ils conservent des collections de divers objets acquis au cours de leur vie et de leurs voyages : en effet, un cabinet peut être vu dans la petite salle de réception (qui peut aussi servir de salon funéraire) en bas à droite de la maison de poupée.

De même, dans l’Amsterdam de l’âge d’or néerlandais, leurs riches épouses créent aussi des maisons de poupée, symboles de leur statut social. L’emplacement exact de la maison d’Oortman dans le Warmooestraat n’est plus connu et les opinions diffèrent quant à l’exactitude de la réplique qu’en est la maison de poupée, mais elle aurait représenté les rêves et les aspirations d’Oortman. On devait monter aux visiteurs de la famille toutes les fonctionnalités de la maison de poupée au cours de séances qui duraient toute la soirée.


Après la mort d’Oortman, la maison de poupée fut transmise à sa fille Hendrina et, après 1743, au frère de celle-ci, Jan. Selon Hendrina, sa mère a dépensé quelque 30 000 florins pour sa maison de poupée, une somme énorme certainement suffisante à l’époque pour acheter une maison de canal (grachtenpand). Cependant, un inventaire de Jan estime sa juste valeur à 700 florins. À titre de comparaison, la maison de poupées de son homonyme Petronella Oortmans-de-la-Cour, pour laquelle 1 600 pièces de mobilier, des peintures et 28 poupées ont été commandées, a été vendue en 1744, pour 1 200 florins. Déjà célèbre au XVIIIe siècle, la maison de poupée d’Oortman a été achetée par l’État en 1821 et acquise par le Rijksmuseum en 1875;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Petronella_Oortman

L’ÎLE DES CHASSEURS D’OISEAUX

 Quatrième de couverture : 

Chasseurs 00Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis car un meurtre vient d’y être commis selon la même mise en scène que celui sur lequel il enquête à Edimbourg.

La tempétueuse île de Lewis, au nord de l’Écosse, semble sortie d’un autre temps : on se chauffe à la tourbe, on pratique le sabbat chrétien et on parle la langue gaélique. D’autres traditions particulières y perdurent, comme cette expédition organisée chaque été, qui conduit un groupe d’hommes sur l’îlot rocheux inhospitalier d’An Sgeir où ils tuent des milliers d’oiseaux nicheurs destinés à la consommation.

Dix huit ans auparavant, Fin a participé à ce périlleux voyage initiatique, il a ensuite quitté l’île et n’y est jamais revenu. Retourner là-bas, c’est retrouver un ami d’enfance, un premier amour, quelques camarades d’école de sinistre mémoire; c’est surtout prendre le risque de laisser surgir les souvenirs, de découvrir à quel point on n’a rien oublié. Un roman sombre et tourmenté, au suspens inexorable, plongé dans une atmosphère brumeuse qui doit autant aux décors naturels qu’à l’âme des personnages.

 

L'auteur : Peter MAY

Chasseurs 01Nationalité : Royaume-Uni né à : Glasgow, Écosse , le 20/12/1951
Peter May est un scénariste de télévision et romancier écossais, auteur de roman policier.
Il s’est fait un nom à la télévision britannique en créant et transcrivant les scénarios de séries télévisées, très prisées outre-Manche.
Nommé, à 21 ans, « jeune journaliste de l’année », il abandonne le journalisme lors de la publication de « The Reporter » (1978), son premier roman, à l’âge de 26 ans. Il a été porté à l’écran pour la série « The Standard » sur la BBC à une heure de grande écoute. À partir de ce moment-là, Peter May est devenu très connu, à la fois comme producteur, scénariste et réalisateur de séries dramatiques pour la télévision britannique, signant plus de 1000 scénarios en 15 ans, tel que « Take the High Road » qui fût diffusé dans le monde entier.


Dans les années 90, il est également co-auteur et producteur d’une grande série dramatique en langue gaélique, « Machair » tournée sur l’ile de Lewis, aux îles Hébrides et qui fût nominée au Festival du Film Celtique.
Toujours à la recherche d’un nouveau défi, en 1996 il décide de quitter la télévision et l’Écosse pour s’installer en France et retourner à ses premières amours : l’écriture de romans.
Très vite il part en Chine, un pays qui le fascinait depuis longtemps, y séjournant chaque année plusieurs mois. Il a pu accéder aux coulisses des enquêteurs chinois en criminologie pour effectuer les recherches nécessaires à ses romans. En reconnaissance de son travail, il a été nommé membre honoraire de l’association des écrivains de romans policiers chinois à la section de Pékin.
« Meurtres à Pékin » (The Firemaker, 1999) est le premier roman de sa série chinoise publié en France, une série dans laquelle deux mentalités s’affrontent, celle du commissaire Li Yan et celle d’une Américaine médecin légiste.


Son best-seller « La trilogie Écossaise » (The Lewis Trilogy, 2011-2013), a remporté de nombreux prix littéraires français. En 2015, il obtient le Trophées 813 pour « L’île du serment » (Entry Island, 2014).
Auteur prolifique, Peter May a vendu plus de 17 millions de romans dans la vingtaine de pays où il est publié. « Les disparus du phare » (Coffin Road, 2016) est au palmarès des meilleures ventes en France.
Naturalisé français depuis le 19 avril 2016, il habite dans le Lot.

 

Mon avis : 

Quel superbe roman ! Je pense que c’est le premier roman que je lis de cet auteur et ce ne sera certainement pas le dernier. Il y a tout ce que j’aime dans ce récit, un très beau style, une histoire à rebondissements, en toile de fond une tradition historique, des personnages typés et une atmosphère incroyable.
Un roman policier, oui il y a une enquête mais finalement même si c’est le fil conducteur, elle est assez secondaire. Le personnage principal est sans aucun doute cette nature sauvage du Nord de l’Écosse, son climat, ses traditions, un monde dur et ténébreux, l’océan, ses tempêtes, les landes, les plages,… L’auteur décrit tellement bien ce pays et ses traditions que l’on sent l’odeur de la tourbe qui brûle, qu’on entend le vent qui siffle et l’océan déchaîné. De la même manière, les personnages cruels, brutaux, alcooliques se révèlent petit à petit, le passé resurgit, les haines, les amours et les secrets de cette communauté fermée refont surface.
La tension est palpable, l’auteur passe du passé au présent et ce véritable puzzle se met en place tout doucement, l’intensité augmente au fil des pages, un récit qui se vit réellement.
Un roman sombre et noir d’une grande beauté qui fait partie de la trilogie écossaise.
Je me réjouis déjà de découvrir les 2 autres romans, Peter May un nom que je vais retenir.
Quel plaisir de lecture.

En marge du livre : Les fous de Sula Sgeir


Chasseurs 10Sula Sgeir est une petite île rocheuse inhospitalière située au nord de l’Écosse. Ses falaises abruptes sont balayées par les vents et battues par les flots. Classée réserve ornithologique*, cette île abrite de grandes colonies d’oiseaux de mer. Malgré la protection dont bénéficient ces oiseaux, Sula Sgeir est pourtant, tous les ans, le théâtre d’une étonnante chasse aux juvéniles de fous de Bassan…
En Écosse, on utilise le mot gaélique « guga » pour désigner les jeunes fous de Bassan. Après avoir constitué au Moyen Âge une ressource alimentaire indispensable à la survie d’une partie des habitants des îles Hébrides, ils sont devenus au fil du temps un mets de choix. Depuis cette époque – et sans doute même avant, si l’on se réfère aux traces d’occupation préhistoriques –, les gugas régalent les habitants des îles de Lewis et Harris ainsi que quelques tables « branchées » du Royaume-Uni, à l’image du restaurant-galerie Musa d’Aberdeen. Rien de bien étonnant : les gugas étaient servis autrefois à la table des souverains écossais comme en témoignent d’anciens documents. Pas sûr pourtant que les gastronomes français apprécient beaucoup ce plat dont on dit qu’il ressemble à de l’oie à goût de poisson !


Le Scottish National Heritage estime à environ 10 000 couples la population des fous de Bassan de l’île Sula Sgeir, un rocher perdu en mer à 65 km au nord des Hébrides en direction des îles Féroé. Une loi votée en 1954, le « Protection of Birds Act », interdit la chasse des oiseaux de mer dans tout le Royaume-Uni. Au nom de la tradition, ce document concède toutefois aux « chasseurs » de Ness, le village le plus septentrional de l’île de Lewis, une dérogation qui leur donne le droit de prélever 2 000 gugas chaque année. Malgré le combat mené avec opiniâtreté par les écologistes et les défenseurs de la cause animale, les hommes de Ness – les Niseachs en gaélique écossais – continuent donc d’organiser au mois d’août une campagne de chasse sur les falaises de l’île Sula Sgeir.


Lorsque vient le temps de cette campagne, dix hommes de Ness, dont un cuisinier, sont débarqués sur Sula Sgeir avec les victuailles nécessaires à la durée du séjour. Ils restent deux semaines dans cet environnement hostile soumis aux intempéries, aux coups de vent et aux tempêtes. À l’épreuve de l’isolement s’ajoutent l’odeur acide du guano accumulé au cours des siècles, et le vacarme assourdissant produit par les cris de ces milliers d’oiseaux qui colonisent les lieux pour s’y reproduire. Au milieu de tout cela les hommes s’efforcent tant bien que mal de vivre dans la rudesse de sommaires abris de pierre, pour la plupart construits il y a près de mille ans par des moines en quête de solitude. Il sont alors bien loin, le confort de leurs maisons et la convivialité des pubs ! Bien loin également la compagnie de leurs épouses ou de leurs petites amies !


Durant ces deux semaines, les dix hommes capturent les gugas avec de longues perches équipées d’un piège à ressort qui leur enserre le cou. Puis ils tuent, plument, éviscèrent et salent les gugas avant de les stocker en plein air sous la forme de tas circulaires qui, en montant jour après jour, se transforment peu à peu en cônes tronqués jusqu’à l’arrivée du bateau. Le moment venu, tous ces gugas sont descendus par un toboggan jusqu’aux canots qui les amènent au chalutier du retour vers Lewis.
https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/les-fous-de-sula-sgeir-154698

 

ON SE REVERRA

 Quatrième de couverture : 

Jewell 00Les souvenirs, c’est comme les cadavres : tôt ou tard, ils refont surface.
Qui est cet homme assis sur la plage en pleine tempête, sur le lieu d’un crime commis vingt ans plus tôt ?
Il n’a pas de nom, pas de manteau, et a perdu la mémoire.


Alice prend l’inconnu sous son aile et décide de l’héberger, sans savoir qu’il va bouleverser sa vie à jamais.


Au même moment, dans la banlieue de Londres, Lily attend en vain le retour de l’homme qu’elle vient d’épouser et dont la police tarde à signaler la disparition.
Parviendra-t-elle à retrouver celui pour qui elle a tout abandonné ?

 

 

L'auteur : Lisa JEWELL 

Jewell 01Nationalité : Royaume-Uni, née à : Londres , le 19/07/1968
Lisa Jewell avait décidé d’écrire son premier roman à l’âge de cinquante ans. Mais à vingt-sept ans, n’étant plus satisfaite par son travail de secrétaire, après cinq ans passés à travailler dans la mode, elle a commencé à écrire. Paru en 1998, son premier livre fut un véritable succès de librairie. Ses romans connaissent rapidement un vif succès en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Ils ont été traduits dans de nombreux pays.


Depuis, Lisa Jewell a publié quatorze romans. Elle vit à Londres avec son mari et ses deux filles.

 

Mon avis : 

Après une lecture intéressante, sérieuse et passionnante telle que « La fin de l’homme rouge », il est très difficile d’accrocher à un roman aussi futile que « on se reverra ».
Non pas que ce roman soit mauvais, l’histoire est assez bien ficelée mais jamais je n’ai ressenti ni émotion, ni satisfaction.
Le thème a été cent fois rebattu, l’homme amnésique qui se bat pour retrouver son passé, aidé par la femme providentielle qui va l’aider et l’aimer.


Tout cela nous donne une histoire qui n’est pas ennuyeuse mais très conventionnelle et sans surprise. Un roman qui se lit facilement, trois histoires qui se recoupent et se rejoignent, de courts chapitres qui donnent beaucoup de rythme, quelques grosses ficelles, un peu d’eau de rose et un final attendu. Le vrai livre pour les vacances, un récit sans parler d’amnésie qui ne restera vraisemblablement pas gravé dans ma mémoire

 


En marge du livre : L’amnésie dissociative, l’oubli causé par le traumatisme.


L’amnésie dissociative est caractérisée par le fait d’oublier un événement qui contient une forte charge négative. En psychologie, on l’appelle l’amnésie psychogène. Cet oubli n’est pas provoqué par une pathologie physiologique identifiable et la récupération de l’information oubliée peut se produire de manière naturelle ou via une psychothérapie.

Jewell 02
Il y a des expériences traumatiques qui peuvent nous marquer à vie. Elles peuvent changer de nombreux aspects de notre vie et de nos relations. La souffrance intense produit un fort impact et dans le but de nous protéger, notre esprit s’écarte du processus de récupération de l’événement traumatique ou de certaines caractéristiques qui lui sont associées.


Même si la prévalence n’est pas très élevée, il existe des peuples spécifiques ou des situations concrètes dans laquelle l’amnésie dissociative est fréquente. Par exemple, les soldats qui ont été témoins de la guerre, des personnes qui ont souffert d’abus sexuels dans l’enfance ou de violence domestique, des désastres naturels ou des actes terroristes.
Suite : https://nospensees.fr/lamnesie-dissociative-loubli-cause-traumatisme/