ENTRE DEUX MONDES

 Quatrième de couverture :

calais 00Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l’attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu’il découvre, en revanche, c’est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n’ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d’intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est flic, et que face à l’espoir qui s’amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.

Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu’elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d’ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.

 

 

 

L'auteur : Olivier NOREK (Biographie)

Dans les coulisses de la Jungle de Calais avec Olivier Norek


L’ex-flic de PJ du 93, habitant de Pantin, a participé à une rencontre au Café Vert au Pré-Saint-Gervais.
Trois semaines d’immersion : la journée dans la jungle de Calais, le soir, en patrouille avec la police. Ce vendredi soir, Olivier Norek a livré les coulisses de son dernier roman, « Entre deux Mondes ». Déjà plus de 40 000 exemplaires en trois mois seulement, et bientôt un film sur grand écran puisque les droits ont été achetés. « Tout ce qui est dans le bouquin est vrai », répète Norek, ex-flic du 93 devenu un auteur à succès à force de polars réalistes. Conscients de la popularité de l’auteur de Pantin, les patrons du café Vert avaient prévu une sono à l’extérieur.

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Les retardataires sont restés debout, comme Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série et ami de Norek. D’autres sont venus en voisins, comme Pascale et François, par le bouche-à-oreille, ou parce qu’ils sont fans, comme Aurélie, venue de l’Oise. « J’ai rencontré Olivier Norek dans un salon il y a quatre ans, il m’a réconcilié avec le polar français et depuis je suis fan, fan, fan, fan ! », reconnaît la greffière de 29 ans;


Plus qu’un polar, « Entre deux Mondes » est un roman noir. D’une noirceur terrible. Norek raconte comment il s’est immergé dans la jungle, accueilli et protégé par les Soudanais. Vrai aussi, du côté des policiers calaisiens. « J’ai posté un message sur Facebook pour demander à entrer en contact avec des policiers de Calais, et en 1 h 30, j’avais quarante messages me disant « Viens ».
Avec ce double regard, policier et humanitaire, ce livre est celui qui reflète le mieux son auteur. Ancien volontaire humanitaire, bénévole aux restos du Cœur, flic pendant dix-sept ans en Seine-Saint-Denis, petit fils de migrant polonais qui a fui la guerre. Il trouve à travers ses livres une parole libre et engagée. « Je ne vais pas redevenir flic », annonce-t-il, en insistant sur le fait que « l’ADN des flics, c’est la protection de l’autre ».

Il continuera donc à écrire, « un polar simple ». Mais a choisi de continuer la promotion de ce livre pendant encore une année. « Je ne suis responsable de rien mais je peux faire quelque chose, même comme auteur », estime Olivier Norek, alors qu’une discussion politique sur le rôle de la France s’engage dans la salle. « Ça remet les pendules à l’heure ! », réagit une mère de famille, bien décidée à se lancer dans l’univers Norek.

 

Mon avis :

 

j’avais apprécié au plus haut point « Surtensions », c’est donc confiant que j’ai choisi de lire ce nouveau roman d’Olivier Norek.
Disons le tout de suite, on est loin d’un polar, les amateurs du genre seront certainement déçus de la maigre enquête policière, c’est plutôt un roman noir ou plus encore un témoignage de l’enfer que vivent les migrants et, particulièrement pour ce récit, dans la « jungle de Calais ».


En préambule, l’auteur prévient : « Face à la violence de la réalité, je n’ai pas osé inventer. Seule l’enquête de police, basée sur des faits réels, a été romancée. Je remercie les flics de Calais, ceux des renseignements, les Calaisiens, les journalistes, mes sources du CNRS et de Sciences Po, les bénévoles humanitaires mais, par dessus tout, ces hommes et ces femmes qui, fuyant l’horreur des guerres, ont accepté de se livrer. »


Le résultat, c’est un roman addictif, bouleversant, prenant où la cruauté et l’humanité se côtoient au quotidien. Les deux personnages principaux sont attachants, leur histoire étonnante et émouvante, ce qui nous donne une autre vision sur la problématique des migrants.
Si je peux émettre une critique, c’est concernant le style simpliste de l’auteur, style qui convient très bien pour un polar mais un peu moins pour ce genre de sujet qui aurait mérité un peu plus de profondeur.
Un très bon moment de lecture avec un goût de trop peu.

 

En marge du livre : 
Calais : 18 mois après la fin de la Jungle, des centaines de migrants à la rue


Depuis mars, la distribution de repas est assurée par l’Etat. Mais les associations dénoncent un matraquage policier permanent.
Voilà 18 mois, presque jour pour jour, que sa « Jungle » a été démantelée. À Calais (Pas-de-Calais), point de départ fantasmé pour la Grande-Bretagne, de 300 à 600 âmes en errance vivent toujours dans les rues de la ville, dans des conditions extrêmement difficiles.
Les différentes sources contactées, dont les estimations varient, s’accordent sur le fait que leur nombre serait « stable » depuis le début de l’année. Les réfugiés se répartissent dans cinq ou six sites en périphérie du centre-ville, qui se forment et se reforment au gré des démantèlements.


« Eviter les zones de non droit »
Ceux-ci sont fréquents. De plus en plus fréquents, même, selon plusieurs associations qui dénoncent un « harcèlement » policier et un durcissement général de la politique menée à l’égard des migrants. Ce que réfute la préfecture. « L’un des objectifs des pouvoirs publics est d’éviter la reconstitution de zones de non droit, qui placeraient les migrants dans des situations de vie indignes, justifie-t-elle. L’Etat conjugue donc la fermeté et une approche humanitaire. »


Cette « approche humanitaire », ce sont notamment les repas, distribués deux fois par jour par l’intermédiaire d’une association mandatée, La Vie Active. Contactée, celle-ci assure fournir « de 450 à 550 » repas quotidiennement. L’organisme gère aussi un système de minibus à destination de points douche et de sanitaire.


A cela s’ajoute le travail d’une demie-douzaine d’autres associations, accueillies par l’Auberge des Migrants au sein d’un même entrepôt. Le département dispose aussi de deux Centres d’accueil et d’examen des situations (CAES), soit au total 220 places, à Nédonchel et à Croisilles. Selon les autorités, ceux-ci ne seraient remplis qu’à un peu plus de 50 % de leur capacité.


Pour Gaël Manzi, bénévole de l’association Utopia 56, cette désaffection serait notamment due à la forte proportion de « dublinés » résidant à Calais. « Ces personnes ont laissé leurs empreintes digitales dans le premier pays européen qu’elles ont traversé, décrypte-t-il. Elles ont peur d’y être renvoyées par la police, comme l’impose le règlement de Dublin, qui régit le droit d’asile en Europe ».
Il est facile de comprendre à quel point retourner en arrière est impensable pour ces migrants, à la fois si près et si loin des rives britanniques. Régulièrement sur place, la sénatrice Esther Benbassa (ex-EELV) évoque une gestion « choquante » de la situation. « A voir comment ces gens sont traités, on ne se croirait pas dans un pays démocratique et civilisé comme le nôtre…, grince-t-elle. En Turquie, les réfugiés sont mieux traités que ça. »

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