ET SI NOUS DEVENIONS IMMORTELS ?

 Quatrième de couverture :

Immortels 00Comment la technomédecine va bouleverser l’humanité ?
On sait maintenant donner vie à des souris issues de deux femelles ou de deux mâles. Il devient possible de cibler dans le cerveau humain des souvenirs traumatisants pour les effacer. Au cours du XXIe siècle, l’espérance de vie est amenée au moins à doubler.


De l’homme réparé à l’homme augmenté, il n’y a qu’un pas qui sera franchi, soulevant d’inévitables questions éthiques. L’homme changera-t-il de nature ? À quelles nouvelles inégalités s’attendre ? Que deviendra notre système de retraites avec l’allongement de la vie ?
Sans prendre parti, ce livre analyse les termes du débat. Face à des évolutions inéluctables, il est encore temps de choisir entre certaines options. Voici un panorama passionnant et vertigineux des enjeux de la technomédecine, au cœur d’une révolution sans précédent, qui est déjà en marche.

 

L'auteur : Dr Laurent ALEXANDRE

Immortels 01Nationalité : France Né le : 10/06/1960

Laurent Alexandre est chirurgien, spécialisé en urologie mais aussi romancier et scénariste de bande dessinée. Après 11 ans d’études de médecine, Laurent Alexandre enchaîne sur Sciences Po et HEC, puis l’ENA. Il va étudier l’économie et l’administration poussé par une envie: comprendre le fonctionnement de la fonction publique et du système de santé, auxquels le corps médical s’intéresse trop peu selon lui.

Sa motivation? Que “les médecins participent au système au lieu d’être les jouets de la technosctructure” Si Doctissimo.fr accueille aujourd’hui près de 8 millions de visiteurs uniques par mois, c’est en partie grâce à la détermination de son fondateur, Laurent Alexandre. Au début des années 1990, ce chirurgien et urologue de formation entrevoit déjà l’importance que peut prendre Internet. Au cours des années 1990, il crée une demi-douzaine de start-up en rapport avec la santé. En 1995, Laurent Alexandre poursuit son projet en lançant Medcost, qui conçoit des services informatiques médicaux.


Avec Claude Malhuret, ex directeur de Médecins Sans Frontières et de jeunes informaticiens, ils créent un portail d’information santé tourné cette fois-ci vers le grand public. Doctissimo.fr est lancé en mai 2000. A côté des informations certifiées par des médecins sur tous types de pathologies, Laurent Alexandre voit une demande de discussion entre malades. Doctissimo et Medcost ont survécu à l’éclatement de la bulle Internet.

En 2008, Laurent Alexandre décide de passer le relais de la direction de Doctissimo. Il vend l’entreprise au groupe Lagardère. Depuis 2008, il est président et actionnaire majoritaire de DNAVision, une PME belge spécialisée dans la recherche et le développement sur les gènes..
En 2011, il a écrit « La Mort de la mort » (JC Lattès) qui deviendra « Et si nous devenions immortels ? ».

Mon avis :

« Et si nous devenions immortels ? » est un livre particulièrement intéressant, un ouvrage de vulgarisation scientifique sur des sujets très complexes et particulièrement sensibles, tels que la génétique, les nanotechnologies, le transhumanisme, la biopolitique, l’intelligence artificielle, le séquençage ADN, le clonage, l’épigénétique, etc…

Cet ouvrage ne se lit pas comme un roman, loin de là, il faut y aller par petites doses, j’avoue ne pas avoir tout compris lors de séquences un peu trop techniques. La difficulté vient aussi de la terminologie à laquelle nous ne sommes pas habitués : Biotechnolgie, Biopoltique, Transhumanisme, Posthumanisme, Thérapie génique, etc….

L’auteur nous livre un document précis, fouillé, très complet, et très dense sur la révolution technologique qui est en route et qui avance à une vitesse vertigineuse. Dans quelques décennies, l’Humanité sera considérablement différente, nos petits enfants qui vont la vivre devront y être préparés. C’est à la fois passionnant et effrayant, la mort de la mort va nous causer bien des soucis.

 

Le thème de départ : 

NBIC résume en quatre lettres les révolutions technologiques dont la conjonction va nous conduire peu à peu vers une humanité 2.0. Ces 4 lettres désignent les 4 révolutions qui vont bouleverser le rapport de l’humanité au monde et à lui même. Les progrès des Nanotechnolgies, de la Biologie, de l’Informatique et des sciences Cognitives (intelligence artificielle) vont converger, se chevaucher, et donner lieu à des avancées spectaculaires. Voilà le point de départ de cette réflexion étayée par pas mal de fait, il ne s’agit donc pas de prophéties à la Nostradamus, ni de science fiction mais bien d’un inventaire détaillé des avancées technologiques et de leurs applications.


Donner un résumé de cette mine d’informations est impossible tant la matière est riche et variée. La conclusion que l’auteur donne à la fin de son ouvrage : « Même si, comme le pensait Marx, l’Histoire a plus d’imagination que les hommes qui la font, les grandes lignes de notre avenir se dessinent progressivement. Nous allons vers une humanité élargie, plurielle, avec divers degrés d’hybridation entre le biologique et les machines. Les ordinateurs vont devenir intelligents et passer graduellement de nos bureaux à nos cerveaux. Le phénomène est d’une logique implacable. Nous avons par nature envie de tout contrôler de notre naissance à notre mort. La technologie et les sciences vont nous permettre d’assouvir de mieux en mieux ce besoin; l’Humanité, en ce sens, deviendra une « technologie de l’information » de plus, manipulable à l’envi.
Les promesses de la convergence NBIC et les changements de paradigmes incessants qui nous attendent vont générer une bien naturelle incrédulité. Pour certains, l’hybridation humain-machine et la mort de la mort qui nous attendent sont des élucubrations. Ils réagissent comme un homme de 1900 à qui l’on aurait parlé de Neil Armstrong marchant sur la lune. Il faudra pourtant se faire à l’idée : nous devenons des transhumains, et la posthumanité est une éventualité sérieuse, sauf évènement imprévu (guerre nucléaire, astéroïde, …)
Les frontières entre l’homme et la machine sont déjà floues. Elles pourraient disparaître. Le remodelage de l’homme est en cours.
L’homme a toujours utilisé les outils dont il dispose pour augmenter ses capacités. Pourquoi refuserait-il de modifier son ADN défaillant, puis de s’hybrider avec des machines, si la seule solution alternative est le respect des vieux principes qui le condamnent à demeurer mortel, fragile, indigne de sa propre technologie ? »

En marge du livre :
Acheter un test génétique sur Internet, bonne ou mauvaise idée ?


De plus en plus de sites Internet proposent de vous envoyer un kit de test d’ADN, qu’ils analysent ensuite pour découvrir vos origines ou vos prédispositions à développer certaines maladies.

Il y a encore quelques années, les tests génétique étaient pratiqués uniquement dans le cadre de la recherche ou dans le milieu hospitalier. Aujourd’hui, pour moins de 100 dollars, on peut tous faire séquencer notre ADN. 100.000 Français l’auraient déjà fait, pour affiner leur arbre généalogique, savoir d’où viennent leurs ancêtres, ou encore pour mesurer leur risque de contracter la maladie d’Alzheimer ou le cancer du sein.


Alors ces tests désormais à la portée de tous, sont-ils réellement utiles, ou bien au contraire dangereux ? Faut-il réellement tout savoir de son patrimoine génétique ? Même si c’est interdit en France, il est très simple de se procurer un kit de test génétique par ADN. Cela ne prend que quelques minutes de le commander en ligne sur des sites américains, suisses ou belges. Le prix se situe généralement autour de 80 euros. Une fois la commande effectuée, vous recevrez votre kit quatre à cinq jours plus tard. Il s’agit alors d’effectuer un simple test salivaire très facile à réaliser : avec le matériel fourni, vous prélevez un peu de votre ADN en frottant un bâtonnet contre l’intérieur de votre joue, puis vous l’isolez dans un tube stérile et protégé.
Il ne reste plus qu’à le renvoyer. Environ six semaines plus tard, les résultats vous parviennent.

Qu’est-ce que ces résultats vous apprennent ? Ces tests indiquent les zones géographiques d’où viennent vos ancêtres. Les origines apparaissent sous forme d’une carte du monde, sur laquelle certains zones sont plus colorées que les autres. Notre journaliste Mélanie Gomez a fait le test : « Ces résultats m’ont confirmé que les trois-quarts de mon patrimoine génétique sont d’origine espagnole. Et, surprise, qu’une toute petite part de mon ADN vient d’Afrique… Je l’ignorais totalement. »


Certains testeurs se découvrent même des origines qui ne correspondent pas du tout à ce qu’on leur a raconté depuis toujours. Mikis, par exemple, a toujours cru que ses origines correspondaient à son prénom grec. « Mon prénom est d’origine grec parce que je suis d’origine grecque. Enfin j’étais… parce que depuis que j’ai fait le test, je suis passé de 60% de grec à 2% », s’étonne-t-il. « C’était la légende familiale. Ma grand-mère a été enterrée sous le culte orthodoxe. On a tout fait à la grecque. On va tous en vacances en Grèce. Et en fait, je me retrouve avec 2% grecs. » Finalement, Mikis est essentiellement d’origine française.


Avec ces tests ADN, on peut aussi avoir accès à ses données médicales. Pourtant, si l’on commande le test depuis un ordinateur en France, cette démarche est interdite. Mais beaucoup contournent le système, soit en faisant transiter le test par un pays où c’est légal – les Pays-Bas par exemple -, soit en transférant les données brutes de son séquençage ADN à des sites Internet qui proposent ce service médical moyennant une poignée d’euros.

C’est ce qu’a fait Paul, 36 ans. Il est en bonne santé, il l’a donc fait uniquement par curiosité. Mais il a quand même appris quelques informations qui l’ont inquiété. « Ce que je lis là, c’est ‘une dépendance à l’héroïne plus élevée chez les personnes de votre génotype’. En-dessous, il est écrit : ‘envie plus forte pour l’alcool’. Maintenant que j’ai cette information, je ne regarde pas un verre d’alcool de la même façon », raconte-t-il.
Malgré tout, Paul tente de garder la tête froide. « Pour moi, c’est juste un terrain préexistant qu’il faut prendre en compte. Ce n’est pas parce que j’ai 72% de risques en plus par rapport à la moyenne de devenir schizophrène, que je vais le devenir. Pour tout ce qui est en-dessous de 50% de risques en plus, je ne vais pas interroger mon médecin, parce qu’il y a à peu près une trentaine de maladies détectées. En revanche, sur certaines choses qui peuvent m’inquiéter, je vais aller lui en parler. Mais peut-être qu’il va me rire au nez… »


Qu’en pensent les médecins français ?
Dans le milieu médical, on regarde l’arrivée de ces tests en France avec scepticisme. D’abord parce que les spécialistes confirment ce que disait Paul dans son témoignage : avoir 60 ou même 90% de risques d’avoir la maladie de Parkinson ne veut pas dire du tout que vous aurez forcément la maladie. C’est un risque relatif, car tout dépend de votre environnement, de votre hygiène de vie…
Avec l’engouement actuel pour ces tests génétiques, le nombre de patients angoissés qui débarquent dans les consultations de génétique augmente. « Nous voyons très régulièrement venir ou revenir en consultation des personnes avec des liasses de papier, parce qu’il n’avait pas idée de ce dans quoi il mettait le nez. Ils s’étaient engagés dans un test qu’ils considéraient comme léger, mais reçoivent en fait des informations capitales et parfois scientifiquement solides », souligne le professeur Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut des maladies génétique Imagine.

Il illustre : « Je suis porteur de la mucoviscidose, j’ai un risque d’avoir la maladie d’Huntington, j’ai un risque de cancer du sein ou de l’ovaire… Ce sont des informations non déclarées, non informées, non accompagnées. Alors trouver ça sous un sapin de Noël, c’est vraiment ridicule ! »


Aux États-Unis notamment, ces tests sont en train de devenir le best-seller des cadeaux de cette fin d’année. Ils faisaient même partie des produits phares vendus lors du Black friday ».

 

Chine : naissance des premiers bébés génétiquement modifiés

Des documents médicaux montrent qu’une équipe de la Southern University of Science and Technology, à Shenzhen, a recruté des couples pour créer les premiers bébés génétiquement modifiés.

L’objectif est d’éliminer un gène appelé CCR5 à l’aide de l’outil d’édition de gène CRISPR, dans l’espoir de rendre la progéniture résistante au VIH, à la variole et au choléra. Le scientifique, He Jiankui, a refusé de commenter.

Selon Associated Press, un couple aurait donné naissance à des jumelles ce mois-ci, bien qu’il n’ait pas été en mesure de vérifier sa demande de façon indépendante. Les parents concernés ne souhaitent pas être identifiés ni interrogés.
La naissance des premiers humains génétiquement modifiés constituerait un exploit médical remarquable, mais elle suscitera également la controverse. Là où certains voient une nouvelle forme de médecine qui élimine les maladies génétiques, d’autres voient une pente glissante vers les améliorations, les bébés sur mesure et une nouvelle forme d’eugénisme.

La technologie est chargée sur le plan éthique car les modifications apportées à un embryon seraient héritées pour les générations futures et pourraient éventuellement affecter l’ensemble du pool génétique. C’est actuellement illégal dans une grande partie de l’Europe, aux États-Unis et en Chine. On ne sait pas s’il a obtenu une permission spéciale ou ignoré son statut légal.

Un sondage d’opinion réalisé récemment par l’Université Sun Yat-Sen a révélé que 60% des 4 700 Chinois interrogés seraient favorables à la légalisation des enfants édités si l’objectif était de traiter ou de prévenir la maladie. Les sondages ont trouvé des niveaux de soutien similaires aux États-Unis pour l’édition de gènes. Mais il y a très peu de soutien pour les « bébés sur mesure » dont l’apparence physique ou la personnalité a été modifiée.

 

L’IA et le potentiel de développement

L’IA est un domaine de l’informatique consacrée à la création de logiciels auxquels on peut enseigner des procédures complexes. Ce qui rend l’intelligence artificielle « intelligente », c’est qu’elle peut apprendre de nouveaux comportements, améliorer ses performances à mesure qu’elle acquiert de l’expérience, prendre des décisions et faire des prédictions en fonction des données disponibles. Les algorithmes au coeur de certains systèmes d’IA sont entraînés à l’aide des grands ensembles de données désormais disponibles grâce à la révolution des « grandes bases de données ». Ce sont les capacités intelligentes des systèmes d’IA qui permettent l’automatisation de tâches qui, jusqu’à présent, nécessitaient une intervention humaine.

Immortels 09


Il existe un énorme potentiel quant au bienfait que peut apporter l’IA au monde en développement et à sa contribution à la réalisation des objectifs de développement durable de l’ONU :


Soins de santé : l’IA peut jouer un rôle crucial et augmenter les capacités en soins de santé en comblant les lacunes sur le plan de l’expertise humaine, en améliorant la productivité et en améliorant la surveillance des maladies.
Agriculture : Les applications de l’IA peuvent fournir des perspectives et des solutions essentielles pour améliorer l’efficience et la qualité des activités agricoles. L’IA est déjà utilisée pour soutenir la gestion de l’eau au Moyen-Orient et la surveillance de la sécheresse en Afrique. En Ouganda, les agriculteurs ont accès à des outils téléphoniques mobiles pour l’identification et le suivi automatisés des infestations de cultures.
Développement économique : L’intelligence artificielle a le potentiel de stimuler la croissance par l’innovation, l’augmentation de la productivité et l’optimisation des processus administratifs. De jeunes entreprises dans plusieurs pays africains créent toutes sortes d’activités innovantes basées sur des systèmes d’IA. D’autres entreprises utilisent des plates-formes de téléphonie mobile à intelligence artificielle pour fournir un accès aux services financiers à des centaines de millions d’Africains qui n’ont pas ou ne peuvent pas accéder à ces services par l’intermédiaire des banques traditionnelles.
Éducation et formation : Les techniques d’IA peuvent être utilisées pour soutenir les rôles des enseignants, des tuteurs et des administrateurs en offrant des possibilités d’apprentissage personnalisé à grande échelle, comme les systèmes de tutorat intelligent en cours de développement en Inde.
Amélioration de l’efficacité et de la transparence du gouvernement : La prestation des services et de l’information du gouvernement pourrait également être améliorée à l’aide des systèmes d’IA — idéalement pour maximiser le rendement social tout en minimisant les coûts financiers. Les systèmes d’IA peuvent fournir un accès automatisé dans plusieurs langues et dialectes, et on pourrait améliorer la prise de décision de haut niveau en automatisant des évaluations complexes qui intègrent toute une gamme de facteurs techniques, organisationnels et sociaux.

Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?


« Je ne comprends pas que les gens ne soient pas inquiets par l’intelligence artificielle. » (Bill Gates)
« Si je devais deviner la plus grande menace pour notre existence, je dirais l’intelligence artificielle. » (Elon Musk )
« Réussir à créer une intelligence artificielle serait le plus grand événement de l’histoire de l’Homme, mais ce serait certainement le dernier. » (Stephen Hawking )
Aujourd’hui, les robots ne sont que des robots. Contrôlés par l’homme. Programmés pour accomplir des tâches diverses. Ils sont de simples avatars. Ils ne disposent d’aucune intelligence, ne peuvent pas prendre de décisions. Mais demain ?
http://www.robots-et-compagnie.com/peur-intelligence-artificielle/

 

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