LE JOUR OÙ JE ME SUIS AIMÉ POUR DE VRAI

 Quatrième de couverture : 

Ego 00 » Et vous, avez-vous commencé à vivre ?  » Charlot, 9 ans


Maryse est une éminente neuropédiatre, une femme belle et intelligente, affreusement narcissique et persuadée d’avoir toujours raison. Elle est aussi la mère de Charlot, fils singulier, qui l’émerveille et l’exaspère à la fois. C’est que Charlot, Petit Prince désarmant de vérité, la confronte à des questions philosophiques. Quel sens donner à sa vie lorsqu’on traverse des épreuves ? Où se cache l’amour lorsqu’on fait face à l’intimidation, la bêtise, la peur de l’autre ?

Et surtout, qu’est-ce que l’égo, cette chose dont tout le monde semble souffrir ?Animé d’un courage fou, d’une humanité à fleur de peau, Charlot va apprendre à sa mère, et à beaucoup d’autres, qu’en se dépouillant de ses certitudes, en cessant de se regarder le nombril, on peut enfin accéder à la vraie joie, celle du lâcher prise et de l’intelligence du cœur. Et surtout : apprendre à s’aimer pour de vrai.

 

l'auteur : Serge MARQUIS

Ego 01Nationalité : Canada, né le : 29/08/1953
Le psychiatre Serge Marquis détient un doctorat en médecine (Université Laval) et une maîtrise en médecine du travail (London School of Hygiene and Tropical Medicine à Londres).

Il a développé un intérêt tout particulier pour le stress, l’épuisement professionnel et la détresse psychologique dans l’espace de travail.Il s’est également intéressé à la difficulté de maintenir un équilibre entre la vie au travail et à l’extérieur de celui-ci. Il a soigné un grand nombre de personnes devenues dysfonctionnelles au travail.

Consultant dans le domaine de la santé mentale au travail (T.O.R.T.U.E.), il est l’auteur avec Eugène Houde d’un livre intitulé Bienvenue parmi les humains et de Pensouillard le hamster, petit traité de décroissance personnelle paru en octobre 2011 aux Éditions Transcontinental, qui a reçu la mention Coup de cœur de Renaud-Bray.

 

Mon avis : 

Dire que ce roman m’a passionné serait travestir la vérité, par contre dire qu’il m’a intéressé et interpellé, oui. L’auteur est psychiatre, il aborde un thème assez difficile au travers d’une histoire parfois un peu trop mélo dramatique à mon goût, l’égo. Les personnages m’ont paru un peu trop caricaturaux, Maryse la maman narcissique et égocentrique à souhait, le fils prodige, très intelligent, plus psychiatre que l’auteur, la fillette muette qui retrouve la voix grâce au psychiatre, etc…


Qu’est ce que l’égo ? Comment influe t-il négativement sur notre vie ? Pourquoi nous empêche t-il de vivre sereinement notre vie ? Pourquoi avons-nous tant besoin de reconnaissance ? Comment s’en dépêtrer ?
Un récit qui incite à la réflexion, à la remise en question, un récit qui par moment est extrêmement touchant et qui aborde d’autres thèmes comme le harcèlement à l’école, la différence, la présence, l’amitié, la maladie, la sagesse, l’absence du père et bien sûr l’amour.
Je retiendrai de ce roman qu’une des manières d’aller contre les réactions néfastes de l’égo, c’est de profiter simplement du moment présent.
Un livre qui dérange notre égo et ma foi cela ne fait pas de tort.

 

En marge du livre : 3 clés pour se libérer de son égo


Il apparaît aujourd’hui que l’égo est la partie centrale de notre personnalité chargée de trouver un équilibre entre les forces enfouies, comme les pulsions, les interdits familiaux et sociaux (le fameux « surmoi » freudien) et les réalités extérieures. Y parvenir semble difficile, mais c’est la condition de la sérénité. Comme le remarquait le poète Nicolas de Chamfort, « on trouve rarement le bonheur en soi, mais jamais ailleurs ».


Cela nous interroge sur notre soif, au demeurant naturelle, de reconnaissance. La philosophie bouddhiste insiste sur l’aspect illusoire d’un égo qui nous pousse à nous croire au centre du monde. Toutefois, une confiance en soi excessive est tout aussi dangereuse qu’une dévalorisation intérieure, génératrice d’anxiété et de culpabilité.


L’objectif serait de nous débarrasser d’une obsession handicapante pour le regard que les autres sont censés porter sur nous. Cette obsession est en effet un obstacle sur le chemin de notre liberté, car elle nous empêche d’être nous-mêmes, délivré des apparences. Paradoxalement, l’égo peut donc représenter un frein à l’épanouissement de… notre égo ou si l’on préfère, de notre personnalité authentique.
Par ailleurs, il provoque parfois une fierté exacerbée qui conduit à refuser d’avouer toute faiblesse et, ce faisant, d’accepter l’aide de quiconque. Or, ce soutien n’est pas inutile dans une société régie par l’interaction des individus. Sans lui, la probabilité de l’échec est plus grande.


Parmi les manifestations de la mégalomanie ordinaire, l’une des plus marquantes est l’esprit permanent de compétition. Vouloir la « victoire » à tout prix, c’est encore et toujours se comparer aux autres au lieu de vivre en fonction de nos propres aspirations profondes. C’est entrer dans un processus infini de frustrations, puisqu’il y a forcément, chez les autres… meilleur que nous.
Pour beaucoup d’entre nous, l’égo ressemble à un tyran ayant une opinion sur tout, un démon toujours insatisfait qui nous oriente vers des tentations et des risques déraisonnables, dans le but d’atteindre une perfection inatteignable. Quand l’égo désire l’impossible, les conséquences peuvent se révéler désastreuses: échecs à répétition, relations conflictuelles, dépression et surtout absence de satisfactions pourtant à notre portée. Comment corriger cet excès si répandu dans notre société moderne?


Pratiquer le lâcher prise, c’est aussi accorder plus de valeur à nos proches et déclencher une spirale affective positive. A l’inverse, l’envie du « toujours mieux et toujours plus » mène trop souvent aux pires tourments, comme le note la tradition zen japonaise.
En ce sens, l’égo serait un moteur d’essoufflement et d’incapacité à jouir du moment présent.
De surcroît, il serait nuisible pour l’individu en le poussant à refuser toute autocritique, à vivre dans un univers imaginaire dominé par la « pensée magique » et finalement à l’obstination aveugle dans sa conduite quotidienne. Si l’on suit cette logique négative, l’égo interdit à l’être humain d’évoluer en tirant profit de ses erreurs. Il induit un comportement paranoïde: on ne reconnaît ni ses torts envers soi-même, ni ceux qu’on inflige à autrui. Le risque, c’est aussi le repli sur soi-même.


En revanche, la prise de conscience de notre propre personnalité permet à l’égo d’accepter ce que nous sommes et d’accepter nos semblables avec leurs différences. En s’abstenant de nous comparer sans cesse à ceux que nous côtoyons, nous renforçons notre capacité à nous aimer et partant à aimer nos proches.
C’est ainsi que l’égo aurait intérêt à se positionner s’il souhaite se mettre au service de notre épanouissement, à tous les âges de la vie.

Maxime Coignard  – Coach professionnel et fondateur de Diadem Coaching

 

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LE JOUR D’AVANT

 Quatrième de couverture : 

Mine 00« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.


Suite au décès de son frère Joseph, mineur, à cause du grisou dans la fosse Saint-Amé à Liévin en décembre 1974, Michel Flavent se promet de le venger un jour et quitte le nord de la France. Quarante ans après, veuf et sans attache, il rentre au pays pour punir le dernier survivant, un vieux contremaître, et enfin tourner la page.

 

 

 

 

L'auteur : Sorj CHALANDON 

Quatrième roman que je lis de Sorj Chalandon et le plaisir de lecture est toujours aussi présent. Vous retrouverez mes publications en cliquant ici : « Une Promesse » et « Profession du Père ».

Laissons l’auteur présenter son roman :

 

Mon avis : 

L’auteur nous livre un roman bouleversant, le contexte est historique, c’est la catastrophe de la mine de Liévin, dans la fosse 3 de Saint-Amé, accident qui a causé la mort de 42 mineurs, c’était en décembre 1974. Une catastrophe qui n’est pas due à la fatalité mais au profit à tout prix, les mesures de sécurité n’ont pas été respectées, le coup de grisou était prévisible. C’est la colère de l’auteur qui est à la base de ce livre.

Et comme à chaque fois Sorj Chalandon nous donne un récit au ton juste, il donne une image hyper réaliste de la vie des corons, la vie dure et impitoyable des mineurs, leur fierté.
Un texte très émouvant, un véritable hommage aux mineurs et à la région du Nord. C’est le drame d’un homme perdu dans sa douleur.
C’est très bien écrit, un récit très humain, une intrigue étonnante, riche en rebondissements, un roman qui parle de vengeance, de culpabilité, de colère et de souffrance.
Un livre qu’on lâche difficilement, à ne pas rater.

 

En marge du livre : Le 27 décembre 1974, la catastrophe (évitable) de Liévin


Il y a quarante ans, au fond d’une galerie de la fosse 3, dite Saint-Amé du siège 19 du groupe de Lens-Liévin,42 mineurs ont trouvé la mort. Un drame qui n’était pas dû à la fatalité.
« Les organisations syndicales ont décidé l’arrêt de travail pour le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. En ce qui concerne notre fédération nationale du sous-sol CGT hier nous avons appelé les mineurs de France à rendre le jour des obsèques un dernier hommage aux victimes et à exiger plus d’hygiène et de sécurité dans les mines… Nous ne croyons pas à la fatalité. Quand il y a une catastrophe comme celle que nous avons connue hier, une véritable tragédie, il y a incontestablement des causes. Nous voulons qu’elles soient décelées, recherchées afin que pareille tragédie ne se reproduise plus. Mardi prochain, lors des funérailles des victimes, les mineurs du Nord-Pas-de-Calais et de nombreux mineurs d’autres bassins vont rendre, par une grève de vingt-quatre heures, hommage aux victimes. » Achille Blondeau, secrétaire de la fédération des travailleurs du sous-sol CGT, a le ton grave. La veille, le 27 décembre 1974, à 6 h 30 du matin, un violent souffle dévasta à 710 m de profondeur une part de la fosse 3, dite Saint-Amé de Lens-Liévin, à Liévin. Une cinquantaine d’hommes se trouvaient au fond, exécutant des travaux préparatoires pour l’exploitation future de ce chantier. Quarante-deux gueules noires y laissèrent leur vie, le plus jeune avait vingt-cinq ans, le plus âgé cinquante-quatre : à cet instant, cent quarante enfants devinrent orphelins ! L’émotion fut considérable. La catastrophe de Liévin en ce Noël 1974 était la plus grande tragédie que connaissait le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais depuis les 1 099 victimes de la tragédie de Courrières en mars 1906. Tout d’abord les responsables évoquèrent un coup de poussier. L’utilisation du marteau-piqueur et plus encore des haveuves mécaniques augmentait considérablement la présence de fines particulières de carbone dans les mines.

Hautement inflammables, elles favorisaient les explosions dévastatrices. Mais, très vite, les experts acquirent une autre conviction. Les 42 corps remontés du fond avaient été autopsiés : les autopsies révélèrent la présence de grisou. L’accident était donc lié à un coup de grisou. Composé de 90 % de méthane, inodore et invisible, le grisou était le gaz redouté des mineurs. Bien sûr, comme d’habitude, les responsables des Charbonnages de France évoquèrent la fatalité…suite : https://www.humanite.fr/le-27-decembre-1974-la-catastrophe-evitable-de-lievin-561270

LA VOLEUSE DE LIVRES

 Quatrième de couverture :

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenu.

Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée.

Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret…Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : La voleuse de livres

 

 


L'auteur : Markus ZUSAK


Nationalité : Australie né à  Sydney , le 23/06/1975;
Markus Zusak est un auteur australien de romans jeunesse. Il est le plus jeune des quatre enfants d’un père autrichien et d’une mère allemande. En 1998 paraît son premier livre et son premier succès « The Underdog », acclamé en Australie, publié en Europe, aux États-Unis et traduit dans de nombreuses langues.

En 2002, a paru de « The Messenger » (Le Messager) qui remporte le 2003 CBC Book Of the Year Award et le 2003 NSW Premier’s Literary Award.


« La voleuse de livres » (The Book Thief) a été publié en septembre 2005 en Australie. Il figure depuis son lancement sur les listes des meilleures ventes en France, en mars 2007, et a reçu le Prix national du livre juif de la littérature jeunesse. Son adaptation cinématographique est sorti sur les écrans en 2013, réalisé par Brian Percival avec Geoffrey Rush, Emily Watson et Sophie Nélisse. Il vit avec sa famille à Sydney où il écrit et enseigne l’anglais à l’Université de Sydney.


Mon avis :

Tout d’abord, je mettrai en évidence l’originalité du roman, en effet la narratrice est La Mort elle-même. La construction du récit est elle même atypique, il est entrecoupé de remarques, d’explications des propos de La Mort, de dessins et d’histoires.
La Mort, narratrice et humanisée, je dirai même attachante, elle se présente au début du roman : « En toute bonne foi, j’essaie d’aborder ce sujet avec entrain, même si la plupart des gens ont du mal à me croire, malgré mes protestations. Faites moi confiance. Je peux vraiment être enjouée. Je peux être aimable. Affable. Agréable. Et nous n’en sommes qu’aux « A ». Mais ne me demandez pas d’être gentille. La gentillesse n’a rien à voir avec moi. »


Une structure originale pour ce roman que je qualifierai de « tout publics », adolescents et adultes devraient y trouver leur contentement.
Une histoire émouvante, sensible et poétique, le contexte, c’est l’Allemagne nazie, ce sont les juifs pourchassés, un récit plein d’humanité, touchant. Les personnages sont très attachants, très typés, on s’y attache vraiment. La petite héroïne qui a été placée à l’abri par sa mère dans une famille allemande a vu mourir son frère pendant le trajet. Sa mère adoptive est un sacré caractère, grossière et injurieuse, son mari est un brave homme, avec Max, un juif caché dans la cave, elle va apprendre à lire et à aimer les livres qui sont introuvables. Une très bon moment de lecture.


En marge du livre : Le film


La Voleuse de livres est peut-être le premier film commenté en voix off par la Mort elle-même. Il faut dire qu’elle a de quoi faire dans cette adaptation d’un roman qui raconte, au fil d’un hiver dans l’Allemagne nazie, le parcours spirituel d’une orpheline analphabète vendue à un couple sans enfants (Geoffrey Rush et Emily Watson, très bien). Présenté de cette manière, ça peut paraître un brin sinistre, mais avec de la bonne volonté, un esprit optimiste y verra une apologie de la lecture comme source d’évasion et de connaissance dans un contexte terrible.


Distribution:

Geoffrey Rush (V. F. : Patrick Floersheim ; V. Q. : Denis Mercier) : Hans Hubermann, père adoptif de Liesel
Emily Watson (V. F. : Isabelle Gardien ; V. Q. : Lisette Dufour) : Rosa Hubermann, épouse de Hans, mère adoptive de Liesel
Sophie Nélisse (V. F. : Orphée Silard ; V. Q. : Elle-même) : Liesel « saumensch » Meminger, fille adoptive de Hans et Rosa
Ben Schnetzer (V. F. : Félicien Juttner ; V. Q. : Xavier Dolan) : Max Vandenburg, juif clandestin caché chez les Hubermann
Roger Allam (V. F. : Christian Gonon ; V. Q. : Guy Nadon) : le narrateur (la mort)
Barbara Auer (V. F. : Hélène Arié) : Ilsa Hermann, épouse du maire
Carina N. Wiese (V. F. : Natacha Muller) : Barbara Steiner, mère de Rudy