L’OBSERVATOIRE

Quatrième de couverture :

Observatoire 00Dans un coin perdu de l’Angleterre, un manoir jadis imposant, aujourd’hui délabré, est divisé en appartements.

Les anciens propriétaires des lieux, aristocrates excentriques et désargentés y vivent avec leur fils unique, grand gamin solitaire de trente-sept ans qui ne quitte jamais ses gants de coton achetés par dizaines et jetés à la moindre salissure.


Les autres locataires sont tout aussi étranges : Miss Higg, éternellement collée devant le petit écran, confond le réel et l’univers des fictions qu’elle regarde ; un instituteur à la retraite pleure et transpire sans cesse tandis qu’une « femme-chien » aboie et ne connait plus le langage des hommes.
L’arrivée d’une nouvelle locataire bien décidée à mettre au grand jour les histoires cachées des uns et des autres va perturber les habitudes de ce monde clos et provoquera bien des drames.

L'auteur : Edward CAREY

Observatoire 01Nationalité : Royaume-Uni, né à : North Walsham, Norfolk , 1970
Fils et petit-fils d’officiers de la marine anglaise, Edward Carey se détourne très vite des planches du pont des navires pour rejoindre celles du théâtre.
Sa carrière de dramaturge, d’écrivain et de dessinateur va néanmoins le faire voyager tout autant, des scènes de Londres à celles de Vilnius en passant par la Roumanie et la Malaisie, où il monte une production de Macbeth en théâtre d’ombres chinoises.
Il a également travaillé en tant que scénographe et illustrateur.
Il est diplôme de International Writing Program à l’Université de l’Iowa et a enseigné la création littéraire à Iowa Writers’ Workshop.
Observatoire 04

Son premier roman, Observatory Mansions, a été publié en 2001 et son second, Alva et Irva, en 2003. Il a vécu en Angleterre, en France, en Roumanie, en Lituanie, en Allemagne, en Irlande, au Danemark. Il vit aujourd’hui à Austin en Texas avec sa femme, l’écrivaine Elizabeth McCracken (1966).
site de l’auteur:http://edwardcareyauthor.com/

 

 

Mon avis : 

Un roman a nul autre pareil, burlesque, surréaliste, un récit qui oscille entre la fable enfantine et le drame psychiatrique. Une histoire attachante et déroutante qui s’inscrirait très bien dans l’univers spécial de Tim Burton ou des Monthy pythons. Un récit bizarre et étrange mais qui ne manque pas de poésie.

L’auteur nous entraîne avec brio dans sa folie, dans sa créativité incroyable, il nous invite à partager un univers extraordinaire peuplé de personnages pour le moins déjantés. C’est bien écrit, parfois triste et dramatique, parfois hilarant, teinté de cet humour anglais bien spécifique.
J’ai été captivé par cette histoire, me demandant où l’auteur allait m’emmener puis au deux tiers du livre je me suis un peu lassé de cette extravagance, lassitude passagère car le final a rétabli le plaisir. Un roman inclassable qui ne plaira certainement pas à tout le monde mais une découverte qui me restera à l’esprit.

Illustrations du livre par l'auteur.
Extrait :

« Nous entrâmes alors dans ce qu’il est convenu d’appeler l’ère des souvenirs, une époque étrange dans laquelle nous autres, les résidants du manoir de l’Observatoire, devions ingérer les réminiscences qui s’échappaient de nos esprits et venaient frapper à nos portes respectives, voltiger à travers nos appartements et nous chatouiller les narines pendant notre sommeil. Les souvenirs étaient partout, à cette époque, tapis dans l’ombre, ils nous lorgnaient d’un oeil humide ou restaient en suspens, les uns sur la poignée d’une porte, les autres sur le rebord d’une fenêtre ou sur une tête de lit, amorphes tant l’inactivité leur pesait, essayant désespérément d’attirer notre attention. Nous ne pouvions pas les ignorer, nous avions beau les écouter, les absorber, les avaler, ils étaient toujours là. En ce temps saturé de souvenirs, le présent était difficile à percevoir. Nous ne savions pas quelle heure il était, ou quel jour nous étions, quelques-uns d’entre nous se demandaient même dans quel mois ils étaient. A l’ère des souvenirs, nous voyions nos appartements, nos objets et nous nous voyions nous-mêmes dériver à travers des nuages d’histoire. On ne pouvait faire confiance à aucun objet, car tous les objets du manoir de l’Observatoire participaient joyeusement à cette confusion qui s’était emparée de nos vies. Si nous cherchions une chaise, souvent cette chaise n’était pas où nous l’attendions, elle l’avait été, bien des années auparavant, et nous en avions conservé le souvenir, voilà tout. »

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