SURTENSIONS

 Quatrième de couverture : 

SurtensionsCette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ?

Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?

Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…
Pour cette nouvelle enquête du capitaine Coste, Olivier Norek pousse ses personnages jusqu’à leur point de rupture. Et lorsqu’on menace un membre de son équipe, Coste embrasse ses démons.

 

 

 

 

L'auteur : Olivier NOREK

Surtensions 01Nationalité : France, né à : Toulouse , le 02/08/1975
Olivier Norek est écrivain et scénariste. Il est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche de la Sous-Direction de la Police Judiciaire (SDPJ) en Seine Saint-Denis (93).
Il travaille d’abord en tant que bénévole chez Pharmaciens sans frontières durant trois années, lors desquelles il participe à la réhabilitation d’un hôpital à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, ainsi que de l’approvisionnement en matériel médical des hôpitaux et camps de réfugiés des territoires en guerre de l’ex-Yougoslavie (1994-1995).

Il devient gardien de la paix à Aubervilliers, puis rejoint la PJ au service financier, puis au groupe de nuit chargé des braquages, homicides et agressions.
Après avoir réussi le concours de lieutenant, il choisit Bobigny au sein du SDPJ 93, à la section enquêtes et recherches (agressions sexuelles, enlèvement avec demande de rançon, cambriolage impliquant un coffre-fort…).

Il écrit quelques textes et participe en 2011 à un concours de nouvelles. Il décide de se mettre en disponibilité pour écrire son premier roman « Code 93 » (2013), un polar réaliste qui nous plonge dans le quotidien des policiers en Seine-Saint-Denis.
« Territoires » (2014), présenté en exclusivité à l’occasion du 6ème Festival International des Littératures Policières de Toulouse Polars du Sud, est la suite de « Code 93 ».
Son 3ème livre, qui met en scène le capitaine Coste, « Surtensions », paraît en 2016. Il obtient le prix du polar européen du magazine Le Point.

En 2017, il publie « Entre deux mondes » où il aborde un sujet brûlant d’actualité : le parcours de migrants arrivant en France.
Il a travaillé à l’écriture de la sixième saison de la série télévisée française « Engrenages » (2017).
Les droits de ses romans sont déjà acquis en vue d’être portés à la télévision pour y être déclinés en série.

 

Mon avis : 

Dans la catégorie « Polars », « Thrillers », il y a le bon, le mauvais, le déjà lu, l’invraisemblable, etc., celui-ci je le classe dans le dossier des très bons.
Un récit limpide, un puzzle de situations qui s’assemblent parfaitement et surtout cette histoire est criante de vérité.

L’auteur n’a pas eu très loin à chercher pour trouver l’inspiration, pendant sa période où il était affecté au département 93, il a dû en vivre des enquêtes et des situations particulièrement graves dans la périphérie parisienne, en Seine Saint Denis. Dans ce département n°93 où se déroule l’action de son roman, les cités HLM, les trafics en tout genre, les petits délinquants, les parrains, la loi du milieu.

Le roman débute dans un grand centre pénitentiaire qu’on imagine plutôt aux USA, la terrible loi du plus fort y règne en maître. Un petit délinquant Corse y subit les pires outrages, viol collectif, passage à tabac, humiliations, etc… Sa sœur avec la complicité de son avocat décide de l’en sortir par tous les moyens. De là tout s’enchaîne à un rythme infernal, c’est prenant, palpitant, un scénario qui tient parfaitement la route et surtout c’est très vraisemblable.

Vous l’aurez compris un très bon moment de lecture.

 

En marge du livre : 

Dans les coulisses de la dernière prison de Paris.

Au fil des siècles, Paris a vu s’établir sur son sol de nombreuses prisons, une quinzaine au total, sans parler des maisons de santé désormais transformées en petits centres pénitentiaires. Parmi les plus connues, on peut bien évidemment citer la Bastille, la Conciergerie, la prison du Temple (où Louis XVI a été emprisonné), la Petite et la Grande Roquette (devant laquelle était installée la guillotine dont on peut encore apercevoir les traces).

Depuis, presque toutes les prisons de Paris intra-muros ont été démolies ou fermées. Si bien qu’il ne reste, à ce jour, plus qu’une seule prison à Paris toujours en activité : la prison de la Santé. Lors d’une balade près du boulevard Arago et de la rue de la Santé dans le 14ème arrondissement (à 10 minutes à pied de la place Denfert-Rochereau), peut-être vous est-il déjà arrivé de croiser sur votre chemin un bâtiment des plus imposants. Grandes murailles, barbelés, petites fenêtres de cellules en hauteur, pas de doute possible, la seule prison de Paris se trouve bien sous vos yeux. Pour le passant, le contraste est saisissant ! On passe de charmants immeubles haussmanniens à un décor pour le moins austère.

Construite entre 1861 et 1867 par l’architecte Joseph Vaudremer, la prison de la Santé s’étale sur près de 2,8 hectares et peut accueillir jusqu’à 1000 prisonniers (hommes uniquement) en 1900. Divisée en quatre blocs, les détenus y sont répartis jusqu’en 2000 selon des critères géographiques et ethno-raciaux. Cette maison d’arrêt a également comme particularité d’avoir vu défiler entre ses murs de nombreux « people », pour lesquels a été spécialement créé un quartier dit « VIP ».

Parmi les détenus les plus célèbres à y avoir séjourné, on trouve notamment Guillaume Apollinaire, Jacques Mesrine (le fameux ennemi public n°1 incarné au cinéma par Vincent Cassel ; il est d’ailleurs le seul à s’en être évadé), Joey Starr, Cheb Mami, Maurice Papon, Bernard Tapie ou bien encore, plus récemment, Jérôme Kerviel.

L’évasion de Jacques Mesrine, l’ennemi public n°1

Jusqu’en 2014, ce sont plus de 1800 détenus qui sont incarcérés à la prison de la Santé. Vidée provisoirement de la plupart de ses effectifs pour cause de rénovation, elle ne rouvrira qu’en 2019. Sa vétusté, beaucoup dénoncée, en a longtemps fait une prison réputée difficile. La prison de la Santé connaissait également un gros problème de surpopulation. En effet, il n’était pas rare de voir trois ou quatre détenus partager la même cellule. Suite aux travaux, la partie basse de la prison devrait être complètement remise à neuf tandis que la partie haute, préalablement détruite, devrait être entièrement refaite.

 

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2 réflexions sur “SURTENSIONS

  1. Arletten

    Tout à fait d’accord avec toi : excellent moment de lecture ! Un polar qui tient la route, où tout s’enchaîne parfaitement, et qui m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière ligne. A recommander.

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  2. Ping : ENTRE DEUX MONDES – Mes amis les livres

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