TSUBAKI – LE POIDS DES SECRETS

 Quatrième de couverture : 

nagasaki 01Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d’abord à Tokyo puis à Nagasaki.

Elle reconstitue le puzzle d’une vie familiale marquée par les mensonges d’un père qui l’ont poussée à commettre un meurtre.

Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n’échappe à son destin.

 

 

 

L'auteur : Aki SHIMAZAKI 

 

nagasaki 00Nationalité : Canada, née à : Gifu, Japon , 1954. Venue au monde au Japon dans une famille dont le père est agriculteur.

Durant sa jeunesse, elle développe une passion pour la littérature. Cependant, elle travaille comme éducatrice dans une école maternelle où elle aime inventer des histoires aux enfants.
Elle immigre au Canada en 1981 et s’installe à Vancouver puis à Toronto avant de s’établir à Montréal où elle vit depuis 1991. En plus d’exercer sa plume, elle enseigne le japonais.

Bien que sa langue maternelle soit, bien évidemment le japonais, elle écrit tous ses livres directement en français. Ses romans sont publiés dans la collection « Un endroit où aller » chez Leméac/Actes Sud. Il s’agit d’une série de cinq titres qui racontent la même tragédie, mais chaque fois sous angle différent puisque le narrateur change d’un roman à l’autre.
Pour son roman Tsubaki (1999), elle a été finaliste du Prix Littéraire de la Ville de Montréal 1999 et du Grand Prix des lectrices Elle Québec 2000. Pour Hamaguri (2000), elle s’est méritée le prix Ringuet 2001 pour Hamaguri et a été finaliste pour le Prix des Cinq Continents de la Francophonie 2001.
Son œuvre remporte le Prix du Gouverneur-Général pour Hotaru en 2005, le Prix Canada-Japon pour Wasurenagusa en 2004.

 

Mon avis : 

Un petit roman d’une centaine de pages, un roman écrit avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, un roman vite lu car l’écriture est simple, minimaliste. Personnellement je préfère de loin des romans plus élaboré, de belles phrases, de la densité dans les descriptions, de la profondeur dans les personnages.
Malgré tout ce roman est interpellant, il revient sur la tragédie de Nagasaki, sur la décision des américains d’utiliser la bombe atomique. Il pose des questions : était-ce nécessaire ? est-ce un crime contre l’humanité ? Les américains voulaient-ils montrer leur puissance à la Russie, à la Chine et au monde ? Était-ce l’occasion de tester 2 types de bombe atomique, l’une à l’uranium, l’autre au plutonium ?
Quand le petit fils interroge sa grand-mère sur les raisons de la guerre et des bombardements :
– Grand-mère, pourquoi les Américains ont-ils envoyé deux bombes atomiques sur le Japon ?
– Parce qu’ils n’en avaient que deux à ce moment-là, dit-elle franchement.
Un cadre historique intéressant, une intrigue dramatique bien construite, seul le style m’empêche d’être enthousiaste et ne me donne aucune envie de lire les 4 romans qui constituent cette pentalogie.

 

En marge du livre : Japon : pourquoi une deuxième bombe à Nagasaki ?

 

 

La journée du 6 août 1945 est et restera unique. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une bombe atomique fut utilisée pour tuer. Soixante-douze ans après, tout le monde connaît Hiroshima, les quelques images qui parvinrent à être conservées ont fait le tour de la planète, les artistes y ont puisé une imagination créatrice, et les commémorations solennelles chaque année sont devenues le symbole du feu nucléaire, notamment cher aux militants désireux d’accélérer une sortie de l’atome.

 


De son côté, la ville de Nagasaki, bombardée à son tour trois jours plus tard, n’apparaît que comme un événement de plus, la deuxième partie d’un épisode. Et pourtant, on peut considérer que le bombardement de Nagasaki fut encore moins justifié que celui d’Hiroshima, et apparait presque comme un acte gratuit, puisque la capitulation du Japon était certaine, ou presque, l’Empereur en ayant validé le principe. Petit rappel des journées à Tokyo entre les deux bombardements nucléaires, pour tenter de comprendre l’incompréhensible. https://asialyst.com/fr/2017/08/09/japon-pourquoi-deuxieme-bombe-a-nagasaki/

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